Comme Nicolas Sarkozy en 2007 avec les banlieues, Rachida Dati veut un "plan Marshall" pour l'éducation

Publié à 06h38, le 23 janvier 2015 , Modifié à 06h38, le 23 janvier 2015

Comme Nicolas Sarkozy en 2007 avec les banlieues, Rachida Dati veut un "plan Marshall" pour l'éducation
Rachida Dati © AFP

Assez bien mais peut mieux faire. Voici, en substance, comment Rachida Dati juge les propositions formulées par Najat Vallaud-Belkacem, jeudi 22 janvier, sur l'éducation. L'ancienne ministre de la Justice se félicite que, selon elle, la gauche reconnaisse "enfin la nécessité de l'évaluation des fondamentaux". "Mais il faut aller bien plus loin", écrit-elle dans un communiqué.

L'ancienne garde des Sceaux a une formule toute trouvée. Elle dit :

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Pour l'éducation, il faut un véritable plan Marshall !

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Une référence au plan d'aide économique apporté par les États-Unis à  l'Europe après la seconde guerre mondiale.

Concernant l'éducation, la reconstruction commence, pour Rachida Dati, par "le rétablissement de l'autorité dans nos écoles". Mais ce n'est pas tout. La maire UMP du 7e arrondissement veut aussi la suppression de la carte scolaire afin d'augmenter la "mixité sociale dans de nombreux établissements scolaires". Elle ajoute :

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Nous devons à tout prix éviter de retrouver la même "cage d'escalier" dans la même classe, cumulant toutes les difficultés.

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Et Rachida Dati de proposer toute une série de mesures, du rétablissement des heures supplémentaires défiscalisées pour les enseignants, des internats d'excellence et des bourses au mérite à l'expérimentation plus large de l'apprentissage dès 14 ans.

Un "plan Marshall", donc, exactement comme le "plan Marshall pour les banlieues" promis par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007. En 2012, son adversaire pour la présidentielle François Hollande avait estimé que "les banlieues n'attendent pas un plan Marshall - d'ailleurs elles ne savent même pas qui était M. Marshall".

Des mots qui avaient déclenché la colère de… Rachida Dati avait alors dénoncé le "mépris affiché" par François Hollande.

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