40 députés de droite proposent le retour de l'uniforme à l'école et la présence du drapeau et de La Marseillaise dans les classes

Publié à 21h18, le 22 janvier 2015 , Modifié à 21h47, le 22 janvier 2015

40 députés de droite proposent le retour de l'uniforme à l'école et la présence du drapeau et de La Marseillaise dans les classes
Bernard Debré © AFP

La ré-instauration de l'uniforme à l'école fait partie de ces sujets qui reviennent régulièrement sur le tapis. Cette fois, c'est à la suite des attentats qui ont frappé la France début janvier et des incidents survenus lors de minutes de silence dans divers établissements scolaires (le ministère de l'Éducation nationale évoque 200 incidents). Une initiative du député UMP Bernard Debré, qui n'en est pas à son coup d'essai sur ce sujet (voir ici, ici et ici).

L'élu de Paris avait annoncé le 16 janvier son intention de déposer une proposition de loi en faveur du retour de l'uniforme à l'école. C'est désormais chose faite. Le texte, déposé à l'Assemblée nationale jeudi 22 janvier, est cosigné par 39 autres députés, très majoritairement UMP ou apparentés : Éric Ciotti (qui a également d'autres idées en la matière), Jérôme Chartier, Claude Goasguen, Pierre Lellouche, Lionnel Luca, Thierry Mariani ou encore Jacques Myard. Mais on trouve également Nicolas Dupont-Aignan, député non-inscrit et président de Debout la France, et Philippe Vigier, chef de file des députés UDI. Aucun élu de gauche n'a apporté son soutien à cette proposition. 

Voici ce qu'affirment ces 40 élus dans l'exposé de leurs motifs :

Aujourd’hui, force est de constater que, dans de trop nombreux établissements, les élèves n’ont plus l’impression d’être dans un sanctuaire républicain. L’école de Jules Ferry est devenue l’école des différences, de l’indiscipline et parfois du rejet des valeurs de notre République, comme en témoignent les réactions d’élèves dans certains établissements à la suite des attaques terroristes des 7, 8 et 9 janvier 2015. Les comportements communautaristes, les atteintes à l’autorité, les manifestations du rejet de la République s’y multiplient. Or, l’école doit être le lieu où se forme le sentiment d’appartenance à notre communauté nationale et à la République française.

D'où leur conclusion : "Des mesures à la fois symboliques et fortes s’imposent". La première d'entre elles, donc :

Une tenue commune dans les établissements scolaires du premier et du second degré doit redevenir la règle. Cela permettrait de redonner aux élèves la conscience qu’être à l’école, c’est être dans un lieu spécifique, républicain et protecteur. Cela permettra aussi de préserver l’école de certaines discriminations et de tensions sociales pour en faire, ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être, un véritable lieu d’égalité, de transmission et d’intégration où l’élève se sent appartenir à une seule communauté, la communauté éducative.

Mais le texte prône également de "faire revenir dans les salles de classe les symboles de la République française", drapeau tricolore et hymne national notamment :

Le drapeau tricolore et l’hymne nationale (sic) doivent être présents dans toutes les classes des écoles de la République. L’école doit afficher et transmettre fièrement les couleurs de la République.

"La priorité du Législateur doit être de faire évoluer les élèves et la communauté éducative dans une école apaisée et sanctuarisée, estiment-ils. L’école doit redevenir ce lieu d’apprentissage et de construction du sentiment d’appartenance à la République afin que tous les élèves se sentent membres à part entière de la communauté nationale."

De son côté, le gouvernement a dévoilé ce jeudi son plan d'action pour restaurer les valeurs républicaines à l'école. Des mesures comme l'enseignement moral et civique ou l'apparition d'une nouvelle sanction : des travaux d'intérêt général. Mais pas d'uniforme, ni de drapeau.

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