Contrairement à NKM, Laurent Wauquiez refuse de démissionner de la fonction publique

Publié à 09h20, le 18 mars 2015 , Modifié à 13h23, le 18 mars 2015

Contrairement à NKM, Laurent Wauquiez refuse de démissionner de la fonction publique
Laurent Wauquiez © AFP PHOTO STEPHANE DE SAKUTIN

SÉCU - Devenir un "énarque défroqué" comme Bruno Le Maire, Laurent Wauquiez n'en a pas franchement envie. Le secrétaire général de l'UMP tient à son statut de membre de la fonction publique. C'est ce qu'il a reconnu, ce mercredi 18 mars, sur RTL.

Invité de Jean-Michel Aphatie, le député-maire du Puy-en-Velay a commenté la décision de Nathalie Kosciusko-Morizet, révélée par le Point dimanche 15 mars, de faire comme Bruno Le Maire et de démissionner de la fonction publique.

Laurent Wauquiez n'ayant pas vraiment d'atomes crochus avec NKM (alerte euphémisme), on pouvait s'attendre à une réaction de la part de l'élu UMP. Lui qui s'était fait remarquer en 2011 en affirmant que "l'assistanat est un cancer" aurait pu faire comme NKM et se "défroquer" en quittant son poste de conseiller d'État pour lequel il est actuellement en service détaché. Eh bien non.

Les explications de Laurent Wauquiez pour justifier son refus ont donné lieu à un dialogue tout à fait exemplaire en termes de langue de bois :

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-          Laurent Wauquiez : Ce qui est en jeu, c'est surtout de faire en sorte qu'il y ait plus de personnes du privé qui s'engagent dans la vie politique.



-          Jean-Michel Aphatie : Mais ce n'est pas ma question.



-          Laurent Wauquiez : C'est pour ça que c'est ma réponse monsieur Aphatie parce que ça je pense que c'est le vrai défi.

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Pour être sûr de bien se faire comprendre, le secrétaire général de l'UMP a réexpliqué pourquoi il ne fera pas comme NKM concernant la fonction publique.  "Je n'envisage pas de démissionner parce que, ce que je pense, c'est que le point qui est important, c'est plus de personnes du privé.  C'est ça l'enjeu", a répété Laurent Wauquiez.

Invitée du Grand Jury dimanche 15 mars, Nathalie Kosciusko-Morizet avait expliqué avoir pris cette décision de quitter la fonction publique en 2012. "C’est logique de le faire quand on a vraiment choisi la politique parce que c’est un engagement total", avait estimé la n°2 de l'UMP. 

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