Crash d’Air Algérie : l’UMP Dominique Bussereau craint une récupération politique de la part de François Hollande

Publié à 07h28, le 29 juillet 2014 , Modifié à 07h28, le 29 juillet 2014

Crash d’Air Algérie : l’UMP Dominique Bussereau craint une récupération politique de la part de François Hollande
Dominique Bussereau. © Maxppp.

Depuis la catastrophe du crash de l’avion d’Air Algérie qui a coûté la vie à 118 personnes, dont 54 Français, François Hollande est en première ligne, relayé ça et là par Laurent Fabius. Jusqu’à la surexposition, le chef de l’Etat ayant fait trois interventions solennelles en trois jours et pilotant lui-même à l’Elysée les réunions de crise sur le sujet.

"Ce type de catastrophe donne lieu à tant d’angoisses qu’il faut montrer qu’on s’en occupe et le faire savoir", explique au Figaro de ce mardi 29 juillet un conseiller élyséen. Qui ajoute :

Allez demander aux familles des victimes si elles trouvent qu’on en fait trop ! La proximité fait partie de l’ADN du président, il n’a pas à s’en excuser.

Car déjà pointe une légère polémique que l’UMP n’ose pas encore manipuler : celle de la récupération politique du crash par le chef de l’Etat. A demi-mots, pourtant, le député UMP et ancien ministre des Transports de Nicolas Sarkozy, Dominique Bussereau, lance l’accusation, au Figaro :

Là, François Hollande est depuis longtemps en première ligne, c’est limite. Il a beaucoup d’autres charges. S’il continuait à apparaître de cette façon, ça pourrait ressembler à une tentative de récupération politique.

L’attaque n’est pas franche, pas directe. Car, pour le moment, l’unité nationale autour de la catastrophe empêche l’opposition d’attaquer sur le front politique. "Il y a un moment où le président porte l’empathie de la Nation, où c’est à lui de l’incarner", reconnait néanmoins le député de Charente-Maritime.

Et de comparer avec la gestion faite par Nicolas Sarkozy de l’après crash du Rio-Paris en 2009 :

Si je prends l’exemple du Rio-Paris, la catastrophe aérienne la plus marquante sous le quinquennat Sarkozy, je me rappelle que le dimanche, le jour où c’est arrivé, Nicolas Sarkozy m’a rejoint à Roissy avec Jean-Louis Borloo. Il a été très présent.

"Et puis les recherches ont pris beaucoup de temps", poursuit Dominique Bussereau soulignant qu’alors, "le président a demandé à ses ministres de faire le job".

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