Des militants du candidat UMP à Asnières accusent les "petits caïds" du candidat Divers droite de les avoir menacés de mort

Publié à 12h51, le 18 mars 2014 , Modifié à 15h25, le 18 mars 2014

Des militants du candidat UMP à Asnières accusent les "petits caïds" du candidat Divers droite de les avoir menacés de mort
Manuel Aeschlimann (MaxPPP)

HAUTS-DE-SEINE STYLE - Traditionnellement, c'est entre la droite et la gauche que règne les tensions. Mais pas à Asnières (Hauts-de-Seine) où la droite, toute seule, se déchire. Nouvel épisode ce mardi 18 mars : selon Thomas Lam, directeur de campagne du candidat UMP Manuel Aeschlimann, plusieurs colistiers auraient été menacés de mort par des militants de Cyrille Déchenoix, candidat Divers droite, des "petit caïds", selon les mots d'un proche du candidat auprès du Lab. L’altercation s'est déroulée lors d’une réunion électorale du candidat UMP dans les Hauts d’Asnières.

Le directeur de campagne ne décolère pas et dénonce dans un communiqué "la tension et les pressions – y compris physiques - qu’exercent un certain nombre de militants de Cyrille Déchenoix recrutés dans les quartiers nord d’Asnières". "Certains sont d’ailleurs connus des services de police", ajoute-t-il.  

Le directeur de campagne dénonce le caractère "irresponsable" de Cyrille Déchenoix :

En laissant ses militants agir ainsi, [il] laisse s’installer un climat de dérive mafieuse dans le quartier.

Evidemment, la tonalité est différente dans le camp d’en face. Contacté par Le Lab, Aurélien Mallet, directeur de campagne de Cyrille Déchenoix, nie avoir des informations sur ces éventuelles menaces de mort. LIl réfute également toute rémunération de certains militants. "Personne n’est payé chez nous. C’est bien pour ça que l’on est à la traîne dans le collage d’affiche. Si on payait des militants, on pourrait leur mettre coups de pied au cul pour qu’ils aillent placarder plus d’affiches", raconte-t-il.

Concernant l’ambiance à Asnières, Aurélien Mallet parle de "surenchère" :  

C’est un spectacle assez lamentable. On a fait une belle campagne et ils [les membres de l’équipe de Manuel Aeschlimann, ndlr] essayent de la tirer vers le bas. Je suis triste pour les Asniérois.

Aurélien Mallet relate un "coup de tête" qu’il a reçu en janvier. Il évoque surtout cette vidéo en caméra cachée dont le Lab se faisait l’écho lundi 17 mars. On y aperçoit un homme, présenté comme un soutien de Manuel Aeschlimann, en train de coller des "affiches mensongères" sur ses propres affiches.

"L’équipe de Cyrille Déchenoix a entrepris de filmer les militants de Manuel Aeschlimann, non sans les avoir copieusement insulté et provoqué auparavant. L’objectif clair est de les faire déraper et de publier ensuite la vidéo, pour se victimiser", accuse Thomas Lam. "Si prendre des photos pour constituer un dossier en cas de recours est de la provocation, alors oui, c’est de la provocation", se défend Aurélien Mallet. Ambiance.

La vidéo a, depuis, été supprimée. "C’est Dailymotion qui l’a retirée sans nous donner d’explication", justifie le directeur de campagne de Cyrille Déchenoix. Elle devrait être remise en ligne mardi après-midi sur YouTube.

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