Ecoutes: Pierre Charon se souvient de son époque à l'Elysée et affirme que toutes les informations remontaient au président de la République

Publié à 09h10, le 11 mars 2014 , Modifié à 17h28, le 11 mars 2014

Ecoutes: Pierre Charon se souvient de son époque à l'Elysée et affirme que toutes les informations remontaient au président de la République
25 janvier 2014, Conseil national de l'UMP (Maxppp).

François Hollande et Christiane Taubira ne pouvaient pas ne pas être au courant que Nicolas Sarkozy avait été placé sur écoutes. C'est ce qu'affirme Pierre Charon, proche parmi les proches de Nicolas Sarkozy. Le sénateur UMP de Paris a qualifié, le 10 mars au soir sur BFM TV, la Garde des sceaux de "menteuse". Christiane Taubira mentirait, selon lui, en affirmant qu'elle ne savait rien de ces écoutes.

Pourquoi ces affirmations ? Parce que Pierre Charon se souvient de l'époque où il conseillait Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Et, selon lui, le président est automatiquement informé de ce type d'informations :

J'ai été à l'Elysée auprès de Nicolas Sarkozy, c'est mon honneur, pendant quelques années. Et tout revient, bien sûr. Ce n'est pas du tout nauséabond, ce sont des informations qui, sur l'anti-terrorisme, sur des tas de choses doivent revenir au président de la République qui est, avec la DGSE, la DCRI, les renseignements que nous avons, reviennent.

Un avis partagé par pas mal de monde à droite. Ainsi, le député UMP des Alpes-Maritimes Eric Ciotti estime dans le Figaro que "le pouvoir, forcément, quoi qu'il en dise, a eu connaissance" de ces écoutes.

Mais cette déclaration de Pierre Charon est surtout "un aveu" de l'interventionnisme de Nicolas Sarkozy sur la justice, selon le député PS Jean-Christophe Cambadélis. Sur son blog, il réaffirme la ligne de la majorité: personne ne savait. Et accuse Pierre Charon d'avoir lâché, la veille, une bombe :

Lui qui était sous Sarkozy à l'Elysée, il sait que (dans ce domaine) tout remontait à l'Elysée. C'est pas beau cet aveu ? Donc à l'Elysée du temps de Nicolas Sarkozy, le secrétaire général intervenait sur le Parquet puisque tout remontait à l'Elysée. C'est vrai que Nicolas Sarkozy est fondé à péter les plombs car en son temps l'intervention était monnaie courante.

Du rab sur le Lab

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