Et Manuel Valls piqua la technique de l’anaphore à François Hollande

Publié à 17h17, le 29 avril 2014 , Modifié à 18h30, le 29 avril 2014

Et Manuel Valls piqua la technique de l’anaphore à François Hollande
Manuel Valls (Captures d'écran i>Télé)

TOUS HOLLANDAIS - On dirait du Zola, sauf que c’est du Manuel Valls. En conclusion de son discours avant le vote des députés sur le pacte de stabilité, le Premier ministre a usé de l’anaphore, cette figure de style ô combien appréciée par François Hollande. Manuel Valls a ainsi répété 9 fois "j’assume". Et le Premier ministre "assume" plein de choses :

J’assume, oui j’assume, les choix qui sont faits !



J’assume, oui j’assume, car c’est le choix de la cohérence, car c’est le choix du courage !


 

Oui j’assume, car c’est le choix de la croissance et de l’emploi, et les Français nous attendent là-dessus !



J’assume, car c’est le choix des réformes de l’avenir qui ont trop tardé !



J’assume, car c’est le choix d’une fierté et d’un optimisme retrouvés dont notre pays a besoin !



J’assume, oui j’assume car c’est le choix de la confiance et ces choix assumons-les de les faire ensemble, pour la France, pour les Français !

Par cette anaphore - qui était prévue comme le montre le script du discours consultable ci-dessous - le Premier ministre entendait défendre son plan, vilipendé jusque dans les rangs de sa majorité dont une partie des députés s’abstiendra. "Le résultat du vote de cet après-midi [mardi 29 avril] conditionne à la fois la légitimité du gouvernement, sa capacité à gouverner avec sa majorité, et, surtout la crédibilité de la France", a-t-il dit, défendant, un plan "calibré", "bien réparti" et "juste".

 



Un discours que le Premier ministre a conclu sous les ovations d'une grande partie de l’Assemblée.

Du rab sur le Lab

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