Après le premier tour des municipales, la gauche déboussolée face au FN

Publié à 12h53, le 26 mars 2014 , Modifié à 11h38, le 27 mars 2014

Après le premier tour des municipales, la gauche déboussolée face au FN
Harlem Desir (Maxppp)
Image Olivier Duhamel

Olivier Duhamel

Le FN progresse et pourrait gagner 5, 6 ,10 villes. La droite en a pris son parti : tous s’accordent désormais sur le ni-ni. Le Front républicain est donc mort et enterré.Et la gauche part dans tous les sens malgré les consignes données lundi 24 mars par Harlem Désir : Il faut "tout faire pour empêcher que le FN ne prenne des villes". "Nous sommes en train de faire appliquer cette position dans toutes les villes". Le moins que l’on puisse dire est qu’il n’est guère écouté.

Le désistement républicain

 

C’est la solution retenue à Saint-Gilles, sans même que le candidat socialiste ait été consulté, comme l’ont souligné Rémi Duchemin et Fabienne Cosnay sur Europe 1. Mais ailleurs, il en va autrement.

 

Le retrait républicain.

 

À distinguer du type précédent : la liste de gauche ne se maintient pas, mais elle ne donne aucune consigne de vote. Il en va ainsi à Brignoles, Fréjus, Perpignan, Le Pontet.

 

Le maintien "républicain"

 

Dans ce troisième cas de figure, les consignes nationales sont directement bafouées. Tel est le cas à Marseille dans le 7ème secteur, ainsi qu’à Beaucaire, Béziers, Cavaillon. Avec des arguments variés : "seule la gauche pourrait battre le FN "  (Marseille ! ) , "il n’y a pas de risque que le FN gagne" (Cavaillon), "on ne peut être absent du Conseil municipal" (Béziers), "si le FN l’emporte, ce ne sera pas de notre faute, mais à cause de la division de la droite" (Beaucaire). 

 

La gauche a choisi de polariser la campagne du second tour sur le FN. Première erreur. Et, ce choix fait, elle est incapable d’avoir une stratégie cohérente… Consternant.

Du rab sur le Lab

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