Florian Philippot réfute l'idée selon laquelle l'extrême droite est "aux portes du pouvoir" en France

Publié à 17h46, le 07 septembre 2014 , Modifié à 10h22, le 08 septembre 2014

Florian Philippot réfute l'idée selon laquelle l'extrême droite est "aux portes du pouvoir" en France
Florian Philippot © REUTERS/Vincent Kessler

VOCABULAIRE - Manuel Valls n'y est pas allé par quatre chemins, ce dimanche 7 septembre, à Bologne, en Italie. Aux côtés du Premier ministre italien Matteo Renzi, le chef du gouvernement français s'est alarmé de la progression du Front national en France :

Nous devons agir autrement. Et parler autrement. Pour être écoutés, et entendus. Nous savons quel serait le prix terrible de notre échec. En France, l'extrême droite et Marine Le Pen sont aux portes du pouvoir ! Et moi, comme homme de gauche, je ne pourrai jamais me résigner à cela.

Une déclaration en forme d'appel à l'unité pour le Premier ministre à l'attention des troupes de gauche quelque peu divisées ces derniers temps.

Sauf que, s'il y en a un qui n'est pas d'accord avec l'annonce de Manuel Valls, c'est bien Florian Philippot. Immédiatement après la sortie de Manuel Valls, le n°2 du FN a réagi. Eh non, pour lui, l'extrême droite n'est pas aux portes du pouvoir. Voici ce qu'il a déclaré :

L'extrême droite pèse 0,5% des voix ; en revanche les patriotes, eux oui, sont aux portes du pouvoir M.Valls ! Et vous diront "Au revoir"...

Tout est une question de vocabulaire. Si Philippot imagine bien que le FN puisse prendre le pouvoir, il réfute l'appellation d'extrême droite pour son parti. En octobre 2013, Marine Le Pen envisageait même d'en appeler à la justice pour que le Front national ne puisse plus être qualifié de "parti d'extrême droite".

Florian Philippot rejette donc lui aussi cette appellation et l'a détourne pour moquer l'exécutif.

Du rab sur le Lab

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