Cambadélis dénonce "le suicide politique en direct" de la gauche avant les départementales

Publié à 11h28, le 11 mars 2015 , Modifié à 11h33, le 11 mars 2015

Cambadélis dénonce "le suicide politique en direct" de la gauche avant les départementales
Jean-Christophe Cambadélis essaye de tout faire pour paraître sympathique aux commnunistes © AFP

La mort en direct est un film réalisé par Bertrand Tarvernier avec Romy Schneider sorti en 1980. Le suicide en direct est un programme porté par la gauche en 2015. Telle est la vision de Jean-Christophe Cambadélis, ce mercredi 11 mars, à 11 jours du premier tour des départementales.

Cette prévision pour le moins pessimiste est la résultante, selon le premier secrétaire du PS, des divisions de la gauche. Invité de France Inter, Jean-Christophe Cambadélis dénonce cette désunion de son camp. Il dit :

 

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Il y a la division, elle est incompréhensible. On assiste à un suicide politique en direct. Le Parti communiste, aujourd'hui, va perdre l'ensemble de ses bastions. Les écologistes se battent devant tout le monde avec des positions soit avec nous, soit dans l'autonomie, soit avec le Parti communiste. Tout le monde va perdre. On est dans une situation où l'absence d'union fait perdre l'ensemble de la gauche.

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Et à qui profite cela ? Au Front national pardi ! Un parti qui, d'après Jean-Christophe Cambadélis a "un rapport xénophobe à la société française".

Un peu plus tard, Jean-Christophe Cambadélis répond aux questions des auditeurs de France Inter. La journaliste lui demande de réagir aux mots de Clémentine Autain qui, sur Twitter, a donné sa vision de la division de la gauche. Voici ses messages postés en pleine interview de Jean-Christophe Cambadélis :

Pas d'accord, rétorque le n°1 du PS. "Elle conçoit comme moi que le Front de gauche est divisé. Elle l'a dit elle-même, explique Jean-Christophe Cambadélis. S'il y avait une gauche radicale qui était unie et qui rentre dans un dialogue constructif avec le Parti socialiste et la gauche gouvernementale, j'en serais très heureux."

Il ajoute :

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S'il y avait éclatement du Parti socialiste, il n'y aurait plus de gauche, car aujourd'hui nous serions poussière.

 

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Cette division de la gauche ne désole pas seulement Jean-Christophe Cambadélis. Elle navre aussi François Hollande qui, comme le premier secrétaire du PS ne comprend pas vraiment la position de ses soi-disant alliés. Cité par le Canard Enchaîné mercredi 11 mars, le chef de l'État s'est *étonné* de l'attitude d'une partie de la gauche pour les départementales. Il a dit :

 

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Le PC comme les Verts rechignent à s'allier avec le PS au premier tour des départementales. Mais, au second, ils devront appeler à voter UMP face au FN. Où est la logique ? 

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