Jean-Luc Mélenchon "souhaite" que se produise un "tsunami social"

Publié à 17h25, le 22 août 2014 , Modifié à 17h28, le 22 août 2014

Jean-Luc Mélenchon "souhaite" que se produise un "tsunami social"
Montage Le Lab

ROUGE - Appelez ça déflagration, tsunami, révolte... peu importe: le grand soir cher aux communistes arrive, selon Jean-Luc Mélenchon. Le co-président du Parti de gauche, qui est sur le point d'abandonner son mandat, a convoqué la presse ce 22 août pour annoncer la nouvelle: il se retire de la logique des partis pour préparer le "combat" en faveur d'une VIe République. 

L'ancien candidat à la présidentielle a pour l'occasion évoqué le climat social tendu, ces derniers mois, et indiqué qu'il pressentait un futur soulèvement du peuple. Jean-Luc Mélenchon indique par ailleurs qu'il "souhaite" le "tsunami" qu'il sent poindre sur le continent européen.

Voici ce qu'il déclarait en conférence de presse :

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Nous croyons que la déflagration qui va arriver, va arriver à l'échelle européenne. Et c'est en Europe que nous sommes les mieux organisés. C'est à dire que la chaîne va craquer quelque part. Peut-être en Grèce, peut-être au Portugal, peut-être en France. Mais l'Europe est aujourd'hui dans une situation de fragilité. Quelqu'un a dit qu'il peut y avoir un tsunami social, et d'ailleurs nous le souhaitons.

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Jean-Luc Mélenchon paraphrase ici une autre personnalité de la gauche française, Cécile Duflot, dans une interview au Monde le 21 août. Sauf que la responsable écologiste, elle, n'est pas vraiment du même avis. Elle semble plutôt défavorable à un éventuel "tsunami", et aimerait que le pouvoir puisse l'empêcher :

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La France peut faire face au tsunami social et la classe politique regarde ailleurs.

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"Tous les marqueurs sont au rouge, social, international, démocratique", liste Jean-Luc Mélenchon, resté profondément marqué par le gros score du Front national aux dernières européennes. Le sénateur estime par ailleurs que "le pire est probable" dans les mois à venir :

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Si nous n'arrivons pas à mettre le peuple en mouvement, alors le pire est probable. Alors nous, en quelque sorte, nous voulons avoir un candidat en 2017, et nous l'appelons par son nom: notre candidat c'est la VIe République. 



Si on recommence le petit manège des élections traditionnelles du quinquennat en annonçant que dorénavant c'est comme auparavant, je pense que le peuple français va dire 'si c'est ça, débrouillez-vous entre vous, parce que nous on a d'autres sujets'. 

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Jean-Luc Mélenchon n'a pour l'instant pas précisé quel serait son rôle précis dans le futur mouvement, seulement a-t-il annoncé qu'il serait "en pointe" dans le combat pour une nouvelle République.

Du rab sur le Lab

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