Jérôme Lavrilleux menace de "parler" s'il est exclu de l'UMP

Publié à 07h23, le 29 août 2014 , Modifié à 07h26, le 29 août 2014

Jérôme Lavrilleux menace de "parler" s'il est exclu de l'UMP

L'exclusion de Jérôme Lavrilleux de l'UMP traine depuis deux mois. Et, comme le raconte Le Parisien de ce 29 août, le tout nouveau eurodéputé bataille pour qu'il n'en soit rien. Celui qui déclarait déjà mi-juillet qu'il ne se laisserait "pas écrabouiller" après l'affaire de double comptabilité pendant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, réitère ses menaces ce vendredi :

Pour le moment, je me tais. Mais si on m'exclut de ce parti auquel j'appartiens depuis vingt-cinq ans, alors je reprendrai ma liberté de parole et je parlerai.

Le même Jérôme Lavrilleux à propos duquel Jean-François Copé avait lancé fin juin, selon le Canard enchainé :

Vous virez Lavrilleux, soit, mais faites gaffe, c'est une grenade dégoupillée. Vous feriez bien de la manier avec précaution.

Pour ne pas être exclu de son parti, Jérôme Lavrilleux a obtenu le report de la commission des recours qui aurait dû statuer sur son sort ce vendredi. Une commission, comme le souligne Le Parisien, qu'il avait lui même saisie pour contester la légalité de la procédure d'exclusion. Pour l'élu, que le groupe conservateur au Parlement européen aimerait également exclure, "la sagesse serait tout simplement qu'on oublie toute cette procédure" interne à l'UMP.

Lui qui a reconnu des "dérapages" financiers lors de la campagne de 2012 l'a déjà dit :

Je ne serai pas le type qui paiera pour tous. Je suis un des rares à avoir eu le courage d'assumer certaines choses mais je ne serai pas le gentil mouton que l'on peut amener à l'abattoir sans rien dire.

Du rab sur le Lab

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