La députée PS Karine Berger prédit une dissolution : "L’Assemblée nationale actuelle ne sera pas maintenue jusqu’en 2017"

Publié à 13h29, le 18 juin 2014 , Modifié à 13h29, le 18 juin 2014

La députée PS Karine Berger prédit une dissolution : "L’Assemblée nationale actuelle ne sera pas maintenue jusqu’en 2017"
Karine Berger. © Maxppp.

La gauche est divisée. Le PS aussi. A tel point que certains imaginent François Hollande dissoudre l’Assemblée nationale avant la fin de la législature en 2017. La députée PS Karine Berger fait partie de ceux-là. Interrogée par le Dauphiné Libéré, ce mercredi 18 juin, comme l’a repéré Le Scan du Figaro, l’élue des Hautes-Alpes assure que "le président peut dissoudre à tout moment". Ce qui est vrai constitutionnellement.

Mais elle ajoute, affirmative :

L’Assemblée nationale actuelle ne sera pas maintenue jusqu’en 2017.

"La Ve République donne cinq ans au Président pour faire ce qu’il a à faire, explique-t-elle. Le calendrier de François Hollande est de cinq ans." Mais le contexte politique difficile pour la majorité socialiste est un problème dans ce calendrier restreint du quinquennat.

Elle poursuit :

Le problème, c’est que peut-être que les institutions de la Ve République sont difficiles à faire fonctionner dans un contexte de crise, où il faut des politiques de réformes très puissantes.

Depuis l’accession à l’Elysée de François Hollande et les premières péripéties affrontées par son gouvernement, les pronostics quant à une dissolution vont bon train. Ainsi Jean-Louis Borloo, comme Valéry Giscard d’Estaing, faisaient ce pari. Tout comme le Front national qui, à chaque occasion – Affaire Cahuzac, Manif pour tous ou élections européennes - demande au chef de l’Etat de dissoudre la chambre basse.

A gauche, seul le sénateur PS François Patriat faisait le même constat que Karine Berger, à savoir une dissolution qui lui semble presque inéluctable. Ainsi développait-il, sur LCP :

Il n'y a plus de communistes au pouvoir, le Parti de gauche ne vote pas le budget, les écologistes ne sont plus au pouvoir. Alors si le Parti socialiste lui-même est capable de se diviser, de ne pas soutenir le gouvernement, alors là on va aller demain vers une dissolution. Je le crains.

Du rab sur le Lab

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