La petite leçon de sémantique du gouvernement concernant les modifications à apporter à la loi Duflot sur le logement

Publié à 17h04, le 13 juin 2014 , Modifié à 17h07, le 13 juin 2014

La petite leçon de sémantique du gouvernement concernant les modifications à apporter à la loi Duflot sur le logement
Manuel Valls et Cécile Duflot © MaxPPP

JEUX DE MOTS – Manuel Valls a prévenu vendredi 13 juin qu’il faudra "apporter un certain nombre de modifications" à la loi Duflot sur le logement. Voilà ce qu’a déclaré le Premier ministre :

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Il faut une loi sur le logement, elle existe, mais si nous avons une loi sur le logement qui ne permet pas le redémarrage du logement, cela veut dire qu'il faut apporter un certain nombre de modifications. […] Il y a trop d'éléments qui entravent l'action. Nous avons besoin de libérer les énergies.

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Tout est dans la nuance. Car, mercredi 11 juin, lors du point presse du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernent Stéphane Le Foll avait bien prévenu :

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Il n’y aura pas de remise en cause d’une loi qui a été votée.

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La séquence est à voir ci-dessous en vidéo :



Stéphane Le Foll avait ajouté que, "sur la loi ALUR, eh bien on met en route les décrets et en particulier sur la question de l’encadrement des loyers, il n’y a pas de doute là-dessus". Il avait néanmoins souligné "la nécessité que nous avons évoqué au niveau gouvernemental de faire en sorte que redémarre aussi la construction de logements sociaux".

Pas de remise en cause, promis, juré. On ne défait pas mais on assoupli, confie d’ailleurs vendredi 13 juin à l’AFP une source gouvernementale. 

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