Le directeur de campagne d'Anne Hidalgo se sert des rubriques de fact-checking comme argument de campagne contre NKM

Publié à 17h52, le 18 mars 2014 , Modifié à 17h52, le 18 mars 2014

Le directeur de campagne d'Anne Hidalgo se sert des rubriques de fact-checking comme argument de campagne contre NKM
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Les journalistes responsables des rubriques de fact-checking de sites d'informations apprécieront probablement modérément de devenir un argument de campagne pour Anne Hidalgo. Dans une tribune publiée sur Le HuffingtonPost, le directeur de campagne d'Anne Hidalgo, Jean-Louis Missika, fait la longue liste des articles consacrés aux "mensonges" de Nathalie Kosciusko-Morizet lors de sa campagne parisienne.

Jean-Louis Missika est formel: au jeu du fact-checking, Anne Hidalgo l'emporte haut la main. Il fait ainsi la liste, liens à l'appui, des imprécisions et affirmations erronées de Nathalie Kosciusko-Morizet.

Metronews, France Info, Libération, Le Monde, Slate, tous les médias de fact-checking, ou presque (il oublie le vrai-faux de l'info, sur Europe 1) y passent. Au passage, Jean-Louis Missika est obligé de préciser que sa candidate a dû subir les remontrances de "décodeurs" à six reprises. Il le reconnaît, mais assure qu'Anne Hidalgo s'est seulement "trompée" :

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Il arrive que des femmes et hommes politiques se trompent dans leurs déclarations, leurs chiffres, leurs bilans, et c'est arrivé au cours de cette campagne à Anne Hidalgo. En revanche, il est moins courant qu'un candidat persiste et signe, marquant ainsi qu'il ne s'agit pas d'une erreur mais d'un mensonge délibéré. Il est rare qu'un candidat fasse semblant d'ignorer les "fact-checking" le concernant, dénigrant cette pratique de vérification de la parole politique, pourtant indispensable à la démocratie.

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Du rab sur le Lab

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