Le filloniste Jérôme Chartier craint que Nicolas Sarkozy ne "torpille" la rentrée médiatique et politique de François Fillon

Publié à 12h16, le 21 juillet 2014 , Modifié à 12h16, le 21 juillet 2014

Le filloniste Jérôme Chartier craint que Nicolas Sarkozy ne "torpille" la rentrée médiatique et politique de François Fillon
Jérôme Chartier. © Maxppp.

"Plutôt que d’une candidature qui verrouille le débat, l’UMP a besoin d’une candidature d’apaisement." "Si Nicolas Sarkozy a un projet pour la France, il pourra le confronter aux autres à l’occasion de la primaire." François Fillon veut définitivement barrer la route à Nicolas Sarkozy, comme il l’a fortement laissé entendre dans une interview au Monde le 19 juillet.

Mais les sarkozystes ne vont pas se laisser faire, pense Jérôme Chartier, député UMP proche de l’ancien Premier ministre qui avait déjà enterré Nicolas Sarkozy pour 2017 dès décembre 2013.

Interrogé par Le Parisien de ce lundi 21 juillet, il livre une prédiction en forme de crainte : que Nicolas Sarkozy ne perturbe, volontairement, la rentrée politique de son champion, prévue le 27 août dans la Sarthe.

A coup sûr, Sarkozy va annoncer la veille qu’il est candidat à la présidence du parti, histoire de bien torpiller la rentrée médiatique de François.

La guerre entre fillonistes et sarkozystes est plus que jamais lancée. Ainsi "un collaborateur" de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, membre du triumvirat chargé de sauver les meubles à l’UMP, soupire au Parisien :

On ne va pas non plus regarder Nicolas Sarkozy s’emparer de l’UMP sans rien faire, les bras ballants.

Interrogé par Mediapart, le député de Paris Jean-François Lamour est plus cash. "Toujours ramener la survie de l’UMP au retour de Nicolas Sarkozy, c’est mortifère pour le parti", tance l’ancien ministre des Sports. Qui ajoute :

On risque de ne pas s’en sortir à cause de cela.

Dans cette petite guerre entre amis, les coups pleuvent. Ainsi, le député UMP Sébastien Huyghe, soutien de Nicolas Sarkozy, n’a pas hésité à dénoncer "l’ingratitude" de François Fillon envers l’ancien président à qui "il doit tout".

Du rab sur le Lab

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