Le petit cours de Jean-Vincent Placé pour expliquer la différence entre Dieudonné et Charlie Hebdo

Publié à 09h48, le 23 janvier 2015 , Modifié à 11h19, le 23 janvier 2015

Le petit cours de Jean-Vincent Placé pour expliquer la différence entre Dieudonné et Charlie Hebdo
Jean-Vincent Placé sur BFMTV © Capture d'écran BFMTV

À ceux qui mettent sur un même pied d'égalité Dieudonné et Charlie Hebdo et s'étonnent que l'on poursuive en justice l'un quand on défend la liberté d'expression de l'autre, Jean-Vincent Placé a un contre-argument à opposer. Il l'expose clairement ce vendredi 23 janvier sur BFMTV.

Alors qu'il évoque la situation en France deux semaines après les attentats meurtriers des 7, 8 et 9 janvier, le sénateur EELV raconte cette histoire d'un enseignant, découverte dans un quotidien du matin - il ne précise pas lequel – qui se disait désemparé face un élève qui lui demandait : "pourquoi on trouve l'humour et la caricature de Charlie extraordinaire et pourquoi on interdit Dieudonné ?" Jean-Vincent Placé apporte son aide à l'enseignant. Cela commence par une défense sans détour du droit à la satire. Il dit:  

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Eh bien c'est très simple. On peut se moquer du pape, on peut se moquer de Mahomet, on peut se moquer y compris des responsables juifs, y compris de la religion juive, d'ailleurs les juifs eux-mêmes ne s'en privent pas avecle  fameux humour juif. On ne peut pas attaquer les juifs, on ne peut pas attaquer les musulmans, on ne peut pas attaquer les chrétiens ad hominem. Pourquoi ? Parce que ça c'est de l'antisémitisme, c'est de l'islamophobie, c'est de la xénophobie, du racisme. C'est la différence entre la liberté d'expression et ce qui est un délit.

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Voilà, "ce sont des choses simples", conclut l'élu écolo. C'est pourquoi Jean-Vincent Placé se dit très content des mesures annoncées par Najat Vallaud-Belkacem, jeudi 22 janvier, sur l'éducation, face à la montée du fondamentalisme religieux. Il en profite pour rappeler tout le soutien qu'il a apporté depuis longtemps à Ségolène Royal et ses propositions parfois critiquées lors de la campagne présidentielle de 2007. Il ajoute :

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J'avais soutenu à l'époque Ségolène Royal en 2007 qui, pareil, sous certains quolibets de la gauche bien-pensante, avait sorti le drapeau tricolore à certains de ses meetings et conclué [sic] par la Marseillaise. Eh bien oui, et cette fierté, je le répète, d'être français, nous permet d'être beaucoup plus ouverts et tolérants à l'extérieur.

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[BONUS TRACK] Le cas Duflot

On le sait, Cécile Duflot et Jean-Vincent sont sur deux lignes opposées au sein d'EELV. La première penche plus vraisemblablement vers le Front de gauche quand le second de revendique proche de la majorité.  

Cette fois, c'est la présence de Cécile Duflot au meeting pro-Syriza à Paris, aux côtés de Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent qui l'interroge. Il dit :

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J'ai eu l'occasion de le dire à l'intéressée, venir dans un soutien, dans un meeting de ce type-là, on donne plus l'impression d'être dans une vision interne à la gauche française et d'aller soutenir Mélenchon que d'aller soutenir Tsipras [le leader de Syriza, ndlr]. À sa place, je n'y serai pas allé.

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Mais cela ne veut pas dire, pour Jean-Vincent Placé, que Cécile Duflot est désormais membre de l'opposition. 

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