Notre-Dame-des-Landes : la tribune incendiaire du président PS des Pays de la Loire contre Royal

Publié à 13h22, le 11 mars 2015 , Modifié à 13h36, le 11 mars 2015

Notre-Dame-des-Landes : la tribune incendiaire du président PS des Pays de la Loire contre Royal
Jacques Auxiette et Ségolène Royal © Montage AFP / Le Lab

On se souvient d’Emmanuel Macron accusant Christian Estrosi de "néozadisme" pour son opposition déterminée à la privatisation de l’aéroport de Nice. Ce mercredi 11 mars, au tour de Ségolène Royal d’être assimilée à ces activistes de l’environnement impliqués dans des ZAD (pour "zones à défendre"). Sauf que cette fois, la charge vient du propre camp de la ministre de l’Ecologie.

Dans une tribune publiée sur le site des Echos, Jacques Auxiette, président PS de la région des Pays de la Loire, s’en prend violemment à la numéro 3 du gouvernement, coupable d’avoir approuvé l’idée d’un référendum local sur le très contesté projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Jacques Auxiette commence par enfoncer un coin entre Ségolène Royal et le tandem Hollande-Valls, dont il réclame implicitement l’arbitrage. Il écrit :

 

Je regrette que cet équipement, reconnu d’utilité publique, facteur de croissance, d’activités et d’emplois pour tout l’Ouest de la France, fasse l’objet d’une expression personnelle d’une ministre qui porte ainsi atteinte à la cohérence de l’action publique, mais aussi à l’autorité du Président de la République et du Premier ministre.

L’auteur dégaine ensuite une liste en forme d’inventaire à la Prévert des mesures de concertation et des procédures juridiques qui ont accompagné le lancement du projet. Ce qui lui permet d’assimiler en substance Ségolène Royal aux militants anti-aéroport jusqu’au-boutistes :

 

Avec les plus radicaux des opposants au projet, la ministre considère-t-elle que lorsque la justice ne va pas dans le sens qu’elle espère il faut la contourner ? Car c’est de ça dont il s’agit, ici, à Notre-Dame-des-Landes.

Ce n’est pas la première fois que Jacques Auxiette engage un bras-de-fer avec Ségolène Royal. En avril 2014, l’élu expliquait sèchement au Télégramme que sur le dossier de Notre-Dame-des-Landes, la ministre de l’Ecologie fraîchement nommée était "là pour appliquer la politique du gouvernement" (officiellement favorable au projet).

Et pas plus tard que le 9 mars, le patron des Pays de la Loire voyait dans l’opposition de l’ex-candidate à la présidentielle au projet d’autoroute A381 reliant la Vendée à la Charente-Maritime "une attitude exaspérante de la Ministre qui ne songe manifestement qu'à sa communication personnelle". Et d'accuser :

 

En adoptant de façon démagogique une posture d'opposante systématique, Ségolène Royal se range du côté de ceux qui mettent la France à l'arrêt.

Du rab sur le Lab

PlusPlus