Le chef du FN de l'Ain, candidat aux départementales, condamné en 2011 pour des tags racistes

Publié à 12h27, le 29 janvier 2015 , Modifié à 12h49, le 29 janvier 2015

Le chef du FN de l'Ain, candidat aux départementales, condamné en 2011 pour des tags racistes
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PASSION ARCHIVES - Maxime Chaussat fait partie de la jeune garde du Front national. À 28 ans, il vient d'être nommé responsable départemental du FN dans l’Ain. Il sera également candidat aux départementales de mars à Châtillon-sur-Chalaronne, quatre ans après avoir été condamné pour des tags racistes

Ce n'est pas la première fois que Maxime Chaussat concourt à une élection locale. En 2011, il s'était présenté aux cantonales dans le Rhône, à Saint-Laurent de Chamousset. Le frontiste, avec 11,18% des voix, avait été éliminé dès le premier tour. Mais il a une excuse : sa campagne avait été marquée par une grosse polémique. Une affaire judiciaire même. Maxime Chaussat avait donc été mis en cause en cause dans une affaire de tags racistes.

Sur un restaurant kebab ou sur un bâtiment du marché local, plusieurs individus avaient peint en février 2011 des inscriptions pas vraiment nuancées. Voici ce qu'on pouvait lire, selon le Progrès de l'époque :

Islam dehors.

Les individus avaient parfois accompagné leur texte de croix celtiques, symbole fortement utilisé par l'extrême droite, emblème par exemple de l'Œuvre française, "mouvement nationaliste pour la France aux Français" dissous en 2013 après la mort de Clément Méric.

Maxime Chaussat a été condamné pour ces tags et avait dû verser 5.380 euros de dommages et intérêts comme le montre le jugement qu'a pu se procurer le Lab



Cette condamnation était connue du Front national au moment de sa nomination. Au Lab, le secrétaire général du parti Nicolas Bay défend le nouveau responsable du FN de l'Ain. Il dit :

Il a assumé des faits commis par des gens de son équipe. Il s'est bien comporté puisqu'il a couvert un jeune militant qui a fait cette bêtise dans son dos.

À l'époque des faits, Maxime Chaussat s'était défendu d'être l'auteur de ces messages racistes. "J’étais sur place au moment des faits mais je n’ai rien fait", avait-il clamé à l'époque, expliquant distribuer des tracts pour les cantonales. Ce sont les hommes qui l'accompagnaient qui auraient tagué les murs, non lui. "Je suis un citoyen et un candidat honnête", avait-il  expliqué. Ce qui n'a pas empêché sa condamnation. Candidat aux cantonales, il était également à l'époque chef du FNJ du Rhône.

Au Lab ce jeudi 29 janvier, Maxime Chaussat maintient sa version des faits au moment du procès. "C'est une vieille histoire, la page est tournée", ajoute-t-il simplement. 

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