Le spectacle des questions au gouvernement du 3 juin

Publié à 15h01, le 03 juin 2014 , Modifié à 16h12, le 03 juin 2014

Le spectacle des questions au gouvernement du 3 juin

#QAG – Nouvelle séance de questions au gouvernement, ce mardi 3 juin, au lendemain de la présentation par l’Élysée de la carte de la réforme territoriale

#RÉFORME TERRITORIALE

Ça commence avec Christian Jacob, président du groupe UMP à l’Assemblée. Et sur quoi pose-t-il sa question ? Sur la réforme territoriale bien sûr qui, d’après lui, n’a d’autre but que de reporter les élections régionales. Il attaque :

Un chef de gouvernement ainsi lâché par sa majorité deux mois après sa prise fonction a-t-il la capacité de porter une telle réforme ?



Rappelant que, en son temps, l’UMP a souhaité elle-aussi réduire le nombre de région en France, Manuel Valls dénonce une posture partisane de la part de la droite. Quant au recul des élections régionales… :

Nous les repoussons de huit mois. Ce n’est pas cela qui empêchera dans un sens ou dans l’autre, nos compatriotes de s’exprimer.  



#PRÉSENCE

Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone salue la présence dans l’Hémicycle du Cacique Raoni.    



#CA DISCUTE

Repérés à l’Assemblée : Pierre Moscovici et Henri Emmanuelli, deux socialistes aux orientations *un peu* opposées, en pleine discussion. Le premier souhaite devenir commissaire européen. Le second est la figure tutélaire des frondeurs. 



#ON AVANCE

Nouvelle intervention de Manuel Valls pour défendre la réforme territoriale. A ceux qui lui reprochent d’avancer sans consulter, le Premier ministre a une réponse :

On parle, on discute, mais on n’avance pas. […] A force de nous dire qu’il nous faut consulter, nous n’avançons pas.

#MEDHI NEMOUCHE

Le député UMP du Nord Gérard Darmanin interroge le gouvernement sur le suspect présumé dans la tuerie du Musée juif de Bruxelles. Une question que plusieurs députés socialistes ont salué.

#VALLS ATTAQUE

Après la réforme territoriale, l’UMP décide d’attaquer le gouvernement sur la réforme pénale, dont l’examen à l’Assemblée débute de mardi 3 juin. Manuel Valls prend la parole et défend

Notre pays crève littéralement de ce genre de polémiques et d’oppositions.

Plus ou moins la même phrase que le Premier ministre avait utilisé mi-mai lorsque Christiane Taubira avait revendiqué son droit, dans certaines circonstances, à ne pas chanter La Marseillaise, préférant "le recueillement au karaoké d'estrade".

Manuel Valls attaque et explique que ce genre de posture fait grimper le Front national :

Dire que c’est madame Taubira qui souhaite vider les prisons, n’a aucun sens. C’est un  mensonge et cela ne fait pas avancer le débat un instant. Si les uns et les autres, les Républicains notamment, n’ont pas compris que cela fait monter le Front national, que cela discrédite la vie politique, la parole politique, c’est que vous n’avez pas compris la situation dans laquelle nous sommes.

Une sortie qui n'est pas du goût des deux députés FN



#C’ÉTAIT COPÉ

Une semaine après avoir annoncé sa démission de la présidence de l’UMP, Jean-François Copé était à l’Assemblée nationale ce mardi 3 juin. Le député de Seine-et-Marne a assisté aux questions au gouvernement avant de s’éclipser, discrètement, un quart d’heure avant la fin de la séance. 



#ET VALLS AGAIN

Le député Pierre Lellouche attaque le gouvernement sur le Mali. Et c’est Valls qui répond :

Même sur le Mali, vous trouvez le moyen de polémiquer. Même sur le Mali vous trouvez le moyen de critiquer le chef de l'État. […] Changez de ton lorsque vous parlez du chef de l’État.



Du coup, le groupe UMP se lève et quitte l’hémicycle avant la fin de la séance de questions au gouvernement. 



Ce n'est pas la première fois que Manuel et Pierre Lellouche s'invectivent. En février, dans les couloirs de l'Assemblée, déjà, le député UMP avait reproché à celui qui était encore ministre de l'Intérieur ses références à "la France de 1930" dans une interview au JDD. Réponse de Manuel Valls : "Je t’emmerde !"

Et celle de Pierre Lellouche a été … tout aussi fleurie : 

La réciproque est vraie. Je t’emmerde aussi. On n’est pas le 6 février 1934.

Du rab sur le Lab

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