Des frondeurs du PS reprennent l'idée d'une primaire pour 2017, même si François Hollande est candidat

Publié à 10h58, le 30 mai 2014 , Modifié à 17h30, le 04 juin 2014

Des frondeurs du PS reprennent l'idée d'une primaire pour 2017, même si François Hollande est candidat
Jérôme Guedj et Laurent Baumel. © Maxppp

L'idée a été lancée en premier par Julien Dray mi-avril : François Hollande candidat ou non, des primaires socialistes doivent être organisées en vue de l'élection présidentielle de 2017. Elle est aujourd'hui reprise par des membres des "frondeurs", ce groupe d'une quarantaine de parlementaires de la majorité formé autour de leur opposition au plan d'économies de Manuel Valls. Laurent Baumel le 29 mai au soir, Jérôme Guedj le 30 mai au matin et Pouria Amirshahi dans Paris Match à paraître jeudi 5 juin... les deux entonnent le chant de la primaire.

Pouria Amirshahi, député socialiste des Français établis hors de France déclare ainsi dans Paris Match :

Il faudra une primaire. On ne peut pas se résigner à la reconduction mécanique d'un candidat, fût-il président de la République.

Invité de RMC vendredi 30 mai, Jérôme Guedj, député suppléant qui a dû laisser sa place au retour de l'ex-ministre François Lamy, estime que la décision de se présenter ne peut pas être "solitaire, unilatérale, personnelle" même lorsqu'on est déjà président de la République. Il ajoute que faire participer François Hollande à cette primaire "ne serait pas un crime de lèse-majesté" :

Oui, oui [il faut une primaire, ndlr]. Incontestablement la question se posecomme ça et c’est révélateur d’une chose : les Français ont bien aimé le mécanisme de la primaire, il y a eu plus de votants à la primaire en 2011 que pour les socialistes aux européennes dimanche dernier !

Sur BFMTV la veille au soir, Laurent Baumel, député chef de file des frondeurs, ne disait pas autre chose :

Cette question n’est pas taboue et je fais partie des parlementaires qui souhaitent une forme de sortie de la 5e République telle qu’on l'a connue, lorsqu'un monarque décide seul de se représenter ou pas.



La politique qu’il mène appartient à un collectif plus large et la décision de savoir qui sera le candidat des socialistes devrait appartenir aussi à sa famille politique et pas à lui-même.

Laurent Baumel n'hésite pas non plus à assurer que si l'élection devait se jouer aujourd'hui, François Hollande ne serait pas élu : "C'est une évidence."

Dans Le Figaro de ce vendredi, le même Laurent Baumel explique par ailleurs que réussir le pari de la baisse du chômage ne suffirait pas à faire de François Hollande le bon candidat. Et d'établir un comparatif avec Lionel Jospin qui, tout en ayant eu "des résultats en matière d'emploi" en étant Premier ministre, n'avait pas passé le 1er tour en avril 2002.

Mis à jour mercredi 4 juin avec les propos de Pouria Amirshahi dans Paris Match

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