Selon Benoist Apparu, il va falloir choisir entre une élection pour la présidence de l'UMP et une primaire présidentielle

Publié à 11h09, le 30 mai 2014 , Modifié à 15h08, le 30 mai 2014

Selon Benoist Apparu, il va falloir choisir entre une élection pour la présidence de l'UMP et une primaire présidentielle
Maxppp.

C'est le débat qui agite l'UMP depuis quelques jours. Y aura-t-il une élection pour la présidence du parti en octobre prochain, et surtout, ce futur responsable du parti pourra-t-il être candidat à la primaire présidentielle ? Certains sont pour, certains sont contre. Benoist Apparu, lui, va plus loin. Il estime ce 30 mai sur France 2 qu'il ne faut pas élire un président de l'UMP. Car cette élection donnerait trop de pouvoir au futur gagnant, et parasiterait ainsi la futur désignation du candidat à la présidentielle.


Voilà ce que déclare Benoist Apparu, député UMP de la Marne :


Je considère qu'il y a une forme de contradiction entre la primaire et la présidence de l'UMP, donc autant supprimer soit l'un soit l'autre. En l’occurrence je ne suis pas un grand fan des primaires car on démultiplie le nombre de candidatures potentielles, et que tout le monde ne pense plus qu'à ça. 



Aujourd'hui, je pense que vu que la première existe et est rentrée dans les mœurs, validée semble-t-il par tout le monde. Il faut donc en tirer les conséquences. On ne pourra pas avoir les deux.



Soit on supprime la présidence de l'UMP et on la remplace par un secrétaire général qui fait office de porte-parole plus celui qui fait tourner la boutique, et c'est la primaire qui désigne le responsable de l'opposition. Mais avoir un responsable principal de l'opposition, et une primaire derrière, ça paraît compliqué. 


Benoist Apparu est peu ou prou sur la même ligne que son mentor Alain Juppé. Si l'ancien Premier ministre ne s'est pas prononcé clairement en faveur d'un secrétariat général, il souhaite en tout cas que le futur leader de l'opposition à l'issue du congrès d'octobre prochain ne soit pas candidat à la primaire. Une ligne déjà défendue en juillet 2012, dans d'autres circonstances.


Dans l'Opinion, le journaliste Ludovic Vigogne assure que François Baroin est sur la même ligne. Bruno Le Maire est, lui aussi, classé dans le même camp. Sous-titres de son proche, Thierry Solère, qui aimerait que le prochain président du parti s'engage à ne pas être candidat à la primaire :


Si ce n'est pas le cas, il y aura un soupçon permanent sur l'utilisation de l'appareil à des fins personnelles.


Allusion à peine voilée à l'élection (polémique) à la présidence de l'UMP par Jean-François Copé, fin 2012. Toujours dans l'Opinion, le député UMP Hervé Mariton décrit quel devra être selon lui le rôle du futur chef du parti. Et il va s'inspirer outre-Atlantique :


Il devra être un chairman (président), comme le sont les numéros uns des partis américains qui ne sont pas candidats aux primaires.


Du rab sur le Lab

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