La sénatrice UDI Chantal Jouanno rejette les demandes en "mariage arrangé" des ténors de l'UMP

Publié à 09h37, le 30 mai 2014 , Modifié à 09h39, le 30 mai 2014

La sénatrice UDI Chantal Jouanno rejette les demandes en "mariage arrangé" des ténors de l'UMP
Maxppp.

Il va falloir accorder les violons. A l'UDI, certains sont pour, d'autres sont contre l'idée d'une union avec l'UMP, après les appels du pied répétés d'Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Pierre Raffarin. Chantal Jouanno fait partie de la deuxième catégorie. La sénatrice de Paris, membre de l'UDI, critique même ces déclarations d'amour de la part de cadres UMP, pas vraiment sincères, selon elle :

Il ne faut pas confondre les mariages d'amour et les courtisans. Et il ne faut pas confondre les mariages d'amour et les mariages stratégiques. En tout cas arrangés. Qui ne sont pas forcément fondés sur de vraies valeurs. C'est ça le vrai fond du problème.

Chantal Jouanno estime que c'est un problème de valeurs sur lequel bute cette question d'un éventuel mariage entre l'UMP et l'UDI :

Le vrai sujet c'est que l'UMP aujourd'hui a un conflit interne de valeurs important et que lors des dernières élections internes, les mouvements dominants sont des mouvements très à droite.


C'est la droite forte, c'est la droite populaire et qui ne partage aucun, ou très peu des valeurs que nous défendons. 

Sur ce point, Chantal Jouanno vise juste: plusieurs cadres à la droite de l'UMP ont déjà exclu toute possibilité d'alliance avec le centre. Y voyant des "petits arrangements" et du "bidouillage", Chantal Jouanno exclut également, en tout cas pour l'instant, un candidat unique de la droite et du centre en vue de 2017 :

Peut-être que si l'UMP demain est très claire sur ses valeurs, on pourra envisager des primaires communes.


Nous aujourd'hui, dans l'Etat actuel des choses, nous sommes pour avoir notre propre candidat aux élections présidentielles, à l'issue de primaires internes parce qu'on sait pas où est l'UMP. 

A l'UDI, Rama Yade est à peu près sur la même ligne que Chantal Jouanno. Elle prévient que l'UDI ne doit pas être une "roue de secours" pour l'UMP. Alain Sauvadet, lui, est beaucoup plus prompt à discuter alliances. Le député et vice-président de l'UDI a dores et déjà dit "oui à la main tendue, oui à une plateforme politique" commune.

Du rab sur le Lab

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