Marine Le Pen veut porter plainte contre "Libération" après la publication d'une enquête sur le financement du FN

Publié à 12h29, le 19 février 2015 , Modifié à 18h01, le 19 février 2015

Marine Le Pen veut porter plainte contre "Libération" après la publication d'une enquête sur le financement du FN
Marine Le Pen © AFP

Le numéro du 18 février de Libération n'a pas, mais alors pas du tout, plu à Marine Le Pen. Avant d'expliquer pourquoi, voici la une du quotidien : 



À l'intérieur, trois pages d'enquête sur le financement du Front national et notamment sur le micro-parti de Marine Le Pen, Jeanne, qui vend aux candidats frontistes aux départementales un kit de campagne fabriqués par Riwal, une société gérée par un proche de Marine Le Pen. Riwal est soupçonné de surfacturer ces kits de campagne. Les grandes marges ainsi obtenues pourraient être reversées au FN par le biais de rétrocommissions. 

Faux, rétorque Marine Le Pen ce jeudi 19 février sur LCI Radio Classique. Elle annonce :

Évidemment nous allons porter plainte contre "Libération". Nous l'avons fait contre le "Nouvel Observateur". […] Pas de bol justement, le Front national n'a jamais touché la moindre rétro-commission et il existe depuis 40 ans, par conséquent je n'ai aucune inquiétude.

Et la présidente du Front national de critiquer "la presse" qui, selon elle, "encore une fois, par insinuation, par suspicion, créé une espèce d'ambiance de doutes".

Voilà le nouvel exemple des échanges d'amabilités entre le FN et les médias. Le 6 février, on apprenait ainsi que deux journalistes de Mediapart, enquêtant eux-aussi sur Jeanne, avaient été menacés par des responsables du micro-parti de Marine Le Pen.

La veille, Marine Le Pen herself avait critiqué un reportage diffusé sur France 2. "Le service public en mode Pol Pot, quelle dérive !" avait-elle écrit sur Twitter, se référant donc au chef des Khmers rougesdictateur à l'origine du génocide cambodgien qui a coûté la vie à environ 1,7 million de personne entre 1975 et 1979.

Et vous n'avez sûrement pas oublié cet échange bien cordial, fin janvier entre Marion Maréchal le Pen et le journaliste Gilles Leclerc lors de la remise des prix du Trombinoscope. "Mais on va vous avoir... Mais quand ça va arriver, ça va vraiment vous faire mal ! Vraiment, merci. Parce qu'on a des petits coups de mou et quand on a ça, on est motivés ! Vraiment. Vraiment", avait lancé la députée FN du Vaucluse.

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