Mort d'Hervé Gourdel : "Comme une pieuvre rampante, le mal est en train de gangrener toutes les grandes démocraties", dit Estrosi

Publié à 19h56, le 24 septembre 2014 , Modifié à 17h05, le 17 octobre 2014

Mort d'Hervé Gourdel : "Comme une pieuvre rampante, le mal est en train de gangrener toutes les grandes démocraties", dit Estrosi
Christian estrosi réagit à l'assassinat de l'otage Français Hervé Gourdel, mercredi 24 septembre 2014 © Reuters/Eric Gaillard

L'assassinat de l'otage français Hervé Gourdel, décapité par le groupe terroriste Jund al-Khilafa, comme l'a confirmé François Hollande mercredi 24 septembre, a suscité une profonde émotion parmi la classe politique.

Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice et "ami personnel" d'Hervé Gourdel, a laissé paraître son effroi sur BFMTV, quelques heures après la diffusion d'une vidéo par le groupe terroriste, montrant la décapitation de ce guide de montagne de 55 ans originaire de Nice. L'élu estime que les terroristes ont "tué un enfant de France, un enfant de la démocratie", mais aussi que "le mal est en train de gangrener [...] la France" :

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Le responsable politique que je suis, même si l'émotion peut mener quelques fois à la haine, avec beaucoup de sérénité, le dis : la France n'a plus le droit de se comporter avec lâcheté. Nous sommes en guerre. La guerre nous a été déclarée depuis bien longtemps déjà et trop souvent, nous fermons les yeux sur ce qui peut se passer dans les caves, les garages, dans des appartements, des immeubles, où nous savons que comme une pieuvre rampante, le mal est en train de gangrener toutes les grandes démocraties et la France n'est pas épargnée.

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Et le maire de Nice d'avancer le risque, si la France n'agit pas fermement, que des actes similaires se produisent "sur le sol national" à l'avenir :

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L'intervention en Irak est une chose mais il n'y a pas que l'Irak, il y a notre sol national et partout dans le monde où un citoyen français est menacé, surtout lorsqu'il est innocent et n'a pas à être victime de cette barbarie aveugle. Dans ces moments, il doit y avoir une union nationale pour agir avec la plus grande fermeté. Si nous n'agissons pas maintenant, eh bien ce que l'on peut faire à un de nos compatriotes sur des terres extérieures à notre pays, demain peut se produire sur le sol de France. 



C'est un deuil national, la France a été frappée durement à travers un de ses enfants, durement et n'a pas droit de se comporter lâchement. 

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Christian Estrosi a également indiqué avoir demandé que "tous les drapeaux" de sa ville soient mis en berne. 

Autre élu des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti a pour sa part réagi via son compte Twitter . "Les auteurs de cet ignoble meurtre doivent être traqués, le temps qu'il faudra, pour que justice soit faite", écrit le député UMP.

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