Municipales : les parlementaires cumulards majoritairement (ré)élus

Publié à 16h10, le 04 avril 2014 , Modifié à 16h10, le 04 avril 2014

Municipales : les parlementaires cumulards majoritairement (ré)élus

La loi sur le non-cumul d’un mandat parlementaire et d’un exécutif local a été adoptée. Ce cumul sera donc prohibé à partir de 2017. Mais d’ici là, nombre de parlementaires pourront continuer à remplir les deux mandats.

Selon les décomptes d’Hélène Bekmezian, journaliste parlementaire au Monde, sur son blog et graphiques à l'appui, "195 députés et 87 sénateurs continueront d’exercer un mandat de maire". Ils étaient 282 parlementaires à être candidats aux élections municipales qui se sont soldées par une sévère défaite de la gauche. "Soit un taux de victoire de 78%", écrit la journaliste qui note que les cumulards n’ont pas été sanctionnés dans les urnes.

Autre point notable de l’étude statistique réalisée sur le blog Chambres à part, les "candidats-parlementaires" de la majorité ont eux-aussi subi la défaite électorale de leur camp. Ainsi "seuls 63% des parlementaires socialistes ou apparentés qui se présentaient (sous une étiquette PS ou DVG) ont été élus ou réélus contre 86% à l'UMP".

Des résultats qui devraient conforter l’UMP, qui a annoncé son intention d’abroger la loi sur le non-cumul, en cas d’alternance en 2017, craignant la constitution d’une "Assemblée d’apparatchiks".

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