Municipales : polémique à Bezons autour du logement social où vit le maire communiste sortant

Publié à 17h45, le 17 mars 2014 , Modifié à 17h49, le 17 mars 2014

Municipales : polémique à Bezons autour du logement social où vit le maire communiste sortant
Dominique Lesparre, accusé par son opposant UMP, va porter plainte pour diffamation. © Maxppp.

Polémique à Bezons, l’une des plus anciennes municipalités communistes de France. Dans la dernière ligne droite avant le premier tour des élections municipales, dimanche 23 mars, le candidat UMP, Olivier Régis, accuse le maire PCF sortant, Dominique Lesparre, de conflit d’intérêt, de clientélisme et d’occuper un logement social. Ce dernier répond en portant plainte pour diffamation.

"Un scandale public", dénonce le candidat de l’UMP, soutenu par l’UDI, sur son site de campagne, assurant que l’édile, vice-président d’ABHabitat (bailleur social) "s’est fait octroyer un logement social neuf, sis 2, rue Danielle Mitterrand à Bezons". "Comment se peut-il qu’avec plus de 8 à 10 000 euros de revenu net par mois, le maire de Bezons ait pu obtenir ce logement et comment son dossier a-t-il pu passer la commission d’attribution ?" interroge-t-il dans un communiqué.

A VONews qui traite de l’actualité du Val d’Oise, le maire Dominique Lesparre reconnaît être "hébergé chez quelqu’un qui est locataire d’un logement social". Mais assure également que le bail n’est pas à son nom, plaidant pour la totale régularité de la procédure d’attribution.

Contacté par le Lab, le candidat de l’opposition UMP maintient ses accusations et s’interroge également sur le local de campagne du maire sortant ainsi que sur ses colistiers. "Sa réponse n’est pas adaptée. Elle est faible", peste-t-il avant d’ajouter :

Il y a un potentiel conflit d’intérêt sur la décision d’attribution du logement. Il s’est domicilié là pour des raisons électorales. D’autres élus sur sa liste ont un logement social ou de fonction. Avec sa permanence, il a fait la même chose dans un immeuble flambant neuf.

"C’est un système de clientélisme total. On dirait l’Opac à Paris, il y a trente ans", renchérit Olivier Régis qui se demande si le maire "habite vraiment la ville".

"Ce candidat de l'UMP tente de détourner la nature de notre campagne. L’affaire est désormais dans les mains de la justice", explique au Lab Dominique Lesparre qui souhaite désormais porter la polémique sur le terrain judiciaire et annonce qu’il porte plainte pour diffamation.

Dans un communiqué, le maire de Bezons contre-attaque ainsi :

A quelques jours du scrutin, d’une campagne honteuse, l’UMP est passée à une campagne odieuse. (…) Ce candidat de droite, qui sent la défaite, s’en prend désormais à ma personne et à celle de mes colistiers, déversant une multitude de calomnies d’une extrême gravité.

Estimant qu’il n’a "rien à cacher tant sur ses indemnités que sur (son) logement", Dominique Lesparre explique avoir toujours vécu dans un logement social depuis qu’il vit à Bezons, lorsqu’il était "chaudronnier", en 1977.

Du rab sur le Lab

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