Après avoir perdu son immunité parlementaire, Patrick Balkany se sent comme "jeté aux chiens"

Publié à 09h40, le 18 mars 2015 , Modifié à 11h54, le 18 mars 2015

Après avoir perdu son immunité parlementaire, Patrick Balkany se sent comme "jeté aux chiens"

Nous ne sommes que mercredi et la semaine est déjà franchement naze pour Patrick Balkany. Ce 18 mars, le Bureau de l'Assemblée nationale a décidé à l'unanimité de lever l'immunité du député-maire UMP de Levallois-Perret.

Patrick Balkany est mis en examen pour "blanchiment de fraude fiscale" et "corruption".

Les appels à l'aide n'auront pas suffi. Comme l'a révélé BFMTV.com, l’édile des Hauts-de-Seine a écrit à Claude Bartolone pour plaider sa cause et faire en sorte que son immunité parlementaire ne soit pas levée. Raté.

Patrick Baklkany a réagi dans un communiqué. Le député-maire prend acte de la décision du Bureau de l'Assemblée, même s'il s'étonne de l'agenda, s'interrogeant sur "ce qui a conduit les magistrats à solliciter la levée de [son] immunité précisément dans la semaine précédant le 1er tour des élections départementales". 

Dénonçant aussi "le déferlement insensé de mensonges" et "la violence du déchaînement des médias", il ajoute :

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Il et insupportable, voire douloureux, d'être ainsi jeté aux chiens et à une sorte de justice en place publique qui rappelle les plus sombres heures de notre histoire.

 

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L'expression "jeté aux chiens" fait référence à la phrase prononcée par François Mitterrand après le suicide de Pierre Beregovoy. Le président de la République avait visé ceux qui ont "livré aux chiens l'honneur d'un homme".

Du rab sur le Lab

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