Porte-parole du PS, le député Olivier Faure estime qu'il y a plus urgent, pour François Hollande, que d'ouvrir le chantier de la proportionnelle

Publié à 07h58, le 05 novembre 2014 , Modifié à 07h58, le 05 novembre 2014

Porte-parole du PS, le député Olivier Faure estime qu'il y a plus urgent, pour François Hollande, que d'ouvrir le chantier de la proportionnelle
Olivier Faure.

C’était un engagement de campagne de François Hollande : introduire une dose de proportionnelle aux élections législatives. Une proposition soutenue par EELV, le FN, le Front de gauche. Mais qui bloque au sein de l’UMP – ce serait un "cassus belli" pour Christian Jacob – et au sein de la majorité socialiste.

Alors que se murmure l’idée que François Hollande pourrait faire une annonce dans le sens de la proportionnelle lors de son émission télévisée de mi-mandat, jeudi 6 novembre, le porte-parole du PS et député Olivier Faure l’enjoint de ne pas le faire. Il ne voit pas l’opportunité d’ouvrir aujourd’hui un tel chantier, explique-t-il au Figaro de ce 5 novembre.

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Je n’imagine pas une seule seconde que le chef de l’Etat ait dans l’idée de mobiliser le Parlement au cours des prochains mois sur une modification de la loi électorale. Il y a d’autres urgences…

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Et ses arguments contre la proportionnelle sont affûtés. Un tel scrutin favoriserait "un émiettement des forces en présence, la dispersion, et au final, l’instabilité gouvernementale". Il craint également "les manœuvres de couloirs, les alliances et mésalliances". Enfin, dernier argument contre la proportionnelle : "des élus sans territoire, hors sol, qui ne dépendent plus que de l’investiture de leur parti". Voilà la proportionnelle rhabillée pour l’hiver.

Dans cette interview, Olivier Faure s’oppose également à une réduction du nombre de députés. Une idée qui fait pourtant un certain consensus, François Hollande, Manuel Valls, Claude Bartolone mais aussi Bruno Le Maire ou Nicolas Sarkozy s’étant déclarés favorables.

>> Lire : Réduction du nombre de parlementaires : qui propose quoi ? 

Baisser le nombre de parlementaires ? "C’est le type même de la fausse bonne idée", tranche le député de Seine-et-Marne qui justifie cette posture par l’arrivée effective, en 2017, du non-cumul des mandats.

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Il faudra donc que les parlementaires consolident leur ancrage local. Moins ils seront nombreux, plus leur circonscription sera grande et plus ils passeront de temps à la parcourir au détriment de leur présence nécessaire à l’Assemblée. Au risque d’être incompris, je pense que la diminution du nombre de parlementaires aurait pour effet d’annuler pour une large part le bénéfice attendu de la loi sur le non-cumul.

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