Pour Marc-Philippe Daubresse, Jean-François Copé "revient de loin", comme Alain Juppé

Publié à 07h38, le 10 septembre 2014 , Modifié à 07h38, le 10 septembre 2014

Pour Marc-Philippe Daubresse, Jean-François Copé "revient de loin", comme Alain Juppé
Jean-François Copé © REUTERS/Pierre Andrieu/Pool

COUCOU LE REVOILOU – Jean-François Copé va bien, merci pour lui. Mardi 9 septembre, l'ancien président de l'UMP a fait un retour remarqué à l'Assemblée au cours d'une réunion avec ses proches. Trois mois après sa démission, le député-maire de Meaux est apparu comme un homme neuf auprès des siens. À croire que sa diète de "tartines", comme il désignait ses interviews matinales, lui a fait du bien.

Copé a changé. Mardi, devant ses ouailles, il a juré qu'il voulait "faire de la politique autrement". C'est une obligation tant "la crédibilité des responsables politiques et des partis est au plus bas", a-t-il prévenu. Il a changé mais il va vraiment bien. Dans Le Parisien, l'ancien secrétaire général adjoint de l'UMP Marc-Philippe Daubresse dresse du coup un parallèle entre Jean-François Copé et… Alain Juppé :

Il revient de loin, mais en politique on n'est jamais mort définitivement. Souvenez-vous de Juppé il y a quelques années !

Mis en examen en 1999 pour "abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt" dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, Alain Juppé avait été condamné en appel, en 2004, à 14 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.

Copé a changé. Mais pas trop quand même. Fin mai, en plein cœur du scandale Bygmalion, il expliquait ne voir "personne d'autre dans [sa] génération que [lui]". Mardi, tout en apportant son soutien à Nicolas Sarkozy pour la présidence de l'UMP, il s'est tressé de jolis lauriers. Comme le précise Le Figaro, il a évoqué "la probable victoire" de la droite aux sénatoriales fin septembre, estimant que ce succès, c'était un peu le sien. Cette victoire, "c'est nous qui l'avons construite avec la vague bleue des municipales", a-t-il dit.

De quoi lui donner des idées ? Marc-Philippe Daubresse le met déjà en garde :

Le seul conseil que je pourrai lui donner, c'est de ne pas aller à Matignon : vu l'État de la France, celui qui occupera cette place pourra définitivement tirer une croix pour la suite de sa carrière politique.  

Faire comme Juppé a donc ses limites. 

Du rab sur le Lab

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