Pour le député UMP Thierry Lazaro, empêcher le retour de Sarkozy tient "du cordon sanitaire, loin de ce monde qui dégueule de fric"

Publié à 17h28, le 14 juin 2014 , Modifié à 17h34, le 14 juin 2014

Pour le député UMP Thierry Lazaro, empêcher le retour de Sarkozy tient "du cordon sanitaire, loin de ce monde qui dégueule de fric"
Thierry Lazaro © Maxppp

CORDON SANITAIRE - C'est le terme utilisé par un député UMP pour expliquer à quel point Nicolas Sarkozy ne doit pas revenir en politique. Dans une interview pour La Voix du Nord le 13 juin, Thierry Lazaro, parlementaire du Nord, exprime sa colère contre le sentiment de "tous pourris" des Français et "dit non au retour de Sarkozy".

Le député UMP, soutien de Xavier Bertrand "qui a l'analyse la plus lucide", est favorable à l'instauration du triumvirat Juppé-Fillon-Raffarin car les trois anciens Premiers ministres portent "une obligation morale". A l'inverse, il rejette tout ce que représente l'ancien président de la République :

Je dis non au retour de Sarkozy. Il faut un cordon sanitaire. Loin de ce monde qui dégueule de fric.

Dans la même interview, Thierry Lazaro fait part de son dégoût pour "l'image que renvoie l'élite au pays" :

Un homme politique se doit d’être irréprochable. Et exceptionnel. Bygmalion est l’affaire de trop ! Je suis meurtri que tout le monde nous mette dans le même sac ! Qu’on nous traite de cons, de tricheurs, je ne suis pas un pourri.

Affecté par les remarques de ses administrés, il estime "payer les pots cassés d'une minorité" :

Y en a assez qu’une majorité d’élus paient les pots cassés d’une minorité. On essaie déjà de faire quelque chose avec trois bouts de ficelle. Moi, j’en ai marre de me lever chaque matin, en me disant que je vais encore me faire engueuler et qu’on va encore me dire "quelle bande de cons là-haut". Il faut un discours qui nous élève.

Thierry Lazaro explique enfin que Nicolas Sarkozy a manqué son rendez-vous après son élection en 2007 en laissant trop de place au "bling bling" : "Je lui avais d'ailleurs passé des messages, en lui disant que la modestie s'apprenait à tout âge."

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