Si Jean-Marc Germain est l’un des leaders de la "fronde" des députés PS, c’est par amitié pour Manuel Valls

Publié à 18h05, le 26 avril 2014 , Modifié à 18h05, le 26 avril 2014

Si Jean-Marc Germain est l’un des leaders de la "fronde" des députés PS, c’est par amitié pour Manuel Valls

Comme une cinquantaine de députés socialistes, selon lui, il ne votera pas le pacte de stabilité, mardi 29 avril, à l’Assemblée nationale. Même s’il reconnait qu’il y a de bonnes choses dans le plan d’économies annoncé par Manuel Valls, Jean-Marc Germain, Monsieur Anne Hidalgo à la ville et proche de Martine Aubry, est l’un des leaders de la "fronde" des députés PS contre les orientations du gouvernement.

Invité de France 3 ce samedi 26 avril, le député PS des Hauts-de-Seine a justifié sa prise de parole, et sa liberté de ton contre le gouvernement, entre autre par son amitié avec le Premier ministre, qu’il rappelle avoir côtoyé "au cabinet de Lionel Jospin" :

Je crois que, même quand il s’agit d’amis, il faut savoir dire non quand on pense qu’il y a des choses qui ne vont pas.

Et de poursuivre, assurant ne pas être dans une "opposition stérile" mais, au contraire, être dans une démarche positive de "contre-propositions" :

Je suis sûr qu’il vous est déjà arrivé de dire à un ami quand il allait dans la mauvaise direction : "tu te trompes". Et c’est salutaire. C’est un non pour construire cela.

C’est dans ce but, assure-t-il encore, qu’il a refusé d’entrer au gouvernement de Manuel Valls. L'ancien directeur de cabinet de Martine Aubry à la métropole de Lille puis au PS, signataire de l’appel d’une centaine d’élus pour un "nouveau contrat de majorité", a ainsi refusé un maroquin car, estime-t-il, "le temps du Parlement est venu".

Dans sa démarche pour faire infléchir la politique du gouvernement, Jean-Marc Germain a salué l’initiative prise par des militants socialistes de base de lancer un site ainsi qu’une pétition pour soutenir les députés dits "frondeurs".

Du rab sur le Lab

PlusPlus