Soupçons de trafic d’influence sur Nicolas Sarkozy : une partie de la droite crie au complot de la gauche

Publié à 07h01, le 20 mars 2014 , Modifié à 07h01, le 20 mars 2014

Soupçons de trafic d’influence sur Nicolas Sarkozy : une partie de la droite crie au complot de la gauche
Jean-François Mancel. (Maxppp)

CONSPIRATION – Des accusations de complot de la part du gouvernement contre Nicolas Sarkozy avaient émergé après les premières révélations sur les écoutes de l’ancien président. Au moment où l’UMP renversait la situation en contre-attaquant sur l’affaire dite Taubira.

Après les nouvelles révélations de Mediapart, mettant en lumière de soupçons de trafic d’influence sur l’ancien locataire de l’Elysée, les accusations de complotisme se sont dans un premier temps éteintes. Rachida Dati elle-même assurant ne pas voir de "complot" dans les procédures judiciaires en cours. Mais elles viennent d’être rallumées. Comme le député UMP Jean-François Mancel, qui voit dans ces différentes affaires qui touchent l’UMP à la veille des municipales, un complot électoraliste du PS.

Ce à quoi un élu socialiste, Alexis Bachelay a répondu :

Ce jeudi 20 mars, dans le Parisien, c’est le fidèle sarkozyste Brice Hortefeux qui sous-entend également un dessein du gouvernement dans cette nouvelle affaire Sarkozy. Un gouvernement qu’il accuse de faire "feuilletonner" les révélations.

Ainsi l’ancien ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkzoy ironise :

"

Il n’y a pas d’affaire mais un feuilleton. L’objectif du gouvernement, c’est que ça dure autant que les Feux de l’Amour, c’est-à-dire jusqu’en 2017.

"

Sur Europe 1, mercredi, le député UMP Georges Fenech s’interrogeait à voix haute. "Qui peut faire fuiter tout ça ?" lançait-t-il avant d’ajouter :

"

Si ce n’est pas les juges, c’est le ministère de la Justice.

"

Dès les révélations nouvelles de Mediapart, des élus de la majorité avaient quant à eux parler de potentiel "scandale d’Etat", si "avéré, un député socialiste allant même jusqu’à qualifier Nicolas Sarkozy de "racaille d’Etat".

Du rab sur le Lab

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