VIDÉO - Christiane Taubira, interrogée sur Marine Le Pen : "C'est qui ça ?"

Publié à 09h57, le 10 février 2015 , Modifié à 13h41, le 10 février 2015

VIDÉO - Christiane Taubira, interrogée sur Marine Le Pen : "C'est qui ça ?"
Christiane Taubira © Captures d'céran ITÉLÉ

WHO'S DAT GIRL ? - "Un concentré de dédain". C'est la réponse de Christiane Taubira aux attaques dont elle a régulièrement fait l'objet. "C'est pas fini", explique d'ailleurs la garde des Sceaux sur iTÉLÉ, mardi 10 février.

En déplacement aux États-Unis, la ministre de la Justice a accordé une interview très américaine dans la forme à la correspondante de la chaîne d'info en continu outre-atlantique. Onze minutes face à face, ambiance feutrée... Le genre de climat qui met en confiance et prête à la confidence. La dernière partie de l'entretien est consacrée aux "attaques incroyables [contre Christiane Taubira] de la part du FN", selon les mots de Laurence Haïm. 

"Vous pleurez parfois ?", lui demande la journaliste. "Pas pour des âneries pareilles, non", lui rétorque la ministre. Qui se lance alors dans une réponse très personnelle et assez violente à ces attaques :

Si je m'y arrêtais, peut-être que ça me ferait sourire mais ça ne mérite pas un sourire non plus. Il y a quelque chose qu'on fait dans les sociétés créoles, c'est un langage très féminin, et c'est ce que ça m'inspirerait. Ça s'appelle un 'tchip'. [Impossible à retranscrire] Il y a un concentré de dédain dans le 'tchip'.

Pour en apprendre plus sur le "tchip", c'est par ici.

La journaliste la relance : "C'est ce que vous inspire Marine Le Pen ?" La réponse fuse, glaciale, sourcils froncés et sourire aux lèvres :

C'est qui ça ?

À revoir en vidéo (à partir de 10'):



Une réaction d'abord repérée par Le JDD. Christiane Taubira explique encore qu'elle ne "pleure pas parce que des imbéciles, des arriérés, me traitent de tous les noms ou qu'ils ont des fixations sur moi." 

[BONUS TRACK]

Également questionnée sur le mot d'"apartheid" employé encore récemment par Manuel Valls, Christiane Taubira commence par expliquer, pour le justifier, que l'existence de "territoires de ségrégation" et "de relégation" en France est "absolument incontestable". Elle considère par ailleurs que "la question, ce n'est pas une querelle sémantique"

Mais, à titre personnel, est-elle "choquée" par l'emploi de ce terme ? Sa seule réponse est alors long silence suivi d'un large sourire. 

À revoir dans cette vidéo (à partir de 5') :



Elle explique ensuite que ce n'est pas une "question difficile". "Je suis en train de vous dire que je ne vois pas l'intêrét de la querelle sémantique, pourusit-elle. Je dis que la réalité sociale, la réalité politique, la réalité tangible, c'est qu'il y a des territoires, mais cela concerne d'ailleurs aussi bien la périphérie des grandes villes que les territoires ruraux, où les gens sont livrés à eux-mêmes, où 'État s'est retiré [...]. C'est une réalité."

Du rab sur le Lab

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