A droite, la course à la présidentielle de 2017 est lancée

Publié à 23h04, le 20 novembre 2012 , Modifié à 23h09, le 20 novembre 2012

A droite, la course à la présidentielle de 2017 est lancée
(Maxppp)

Les élections de l'UMP à peine passées, la course à la présidentielle est ouverte à droite. Dans un long entretien à L'Express, Xavier Bertrand précise ses intentions. Il sera bien candidat à la primaire, comme il l'avait déjà annoncé, et donne plus d'informations sur sa démarche. 

"Maintenant que je me suis déclaré candidat à la primaire de 2016 pour la présidentielle, j'ai conscience que le plus difficile commence", débute l'ancien ministre. Xavier Bertrand avait déjà fait part de sa volonté de se présenter à la primaire interne à l'UMP le 19 septembre, alors qu'il renonçait sur Europe 1à la campagne pour la présidence du parti. 

Dans les colonnes de l'hebdomadaire, il se déclare prêt et voit clair dans ce qu'il faut faire : 

Au fond, pour être élu président, il faut avoir des choses fortes à dire aux Français, qu'ils aient envie de les écouter, et ensuite qu'ils aient envie de vous faire confiance. 

Et justifie son entrée dans la course : 

Quatre ans ça semble longtemps, c'est en réalité très court.

(...) 

J'ai toujours reconnu en Nicolas Sarkozy un formidable courage et je me suis demandé qui, le jour où il ne serait plus président, aurait le même courage pour affronter les situations à venir. Je pense l'avoir.

Le député-maire de Saint-Quentin indique des éléments de sa méthode. Il compte faire beaucoup de terrain et avance des propositions : 

Ce temps libéré me permet de rencontrer des personnalités, de prendre davantage de temps dans les déplacements sur le terrain, en France ou à l'étranger, de lire beaucoup plus et aussi de m'aérer l'esprit. 

(...) 

Je veux réhabiliter le référendum, notamment en tout début de quinquennat, pour combattre le discrédit de la classe politique et pour que les Français soient les garants des engagements pris. J'ai une autre proposition : avec le quinquennat, le président, à peine élu, a aussitôt la volonté de se représenter pour cinq ans de plus. Compte tenu de l'ampleur de la tâche, le futur chef de l'Etat ne devra effectuer qu'un seul mandat, pour consacrer toute son énergie à mener les réformes dont le pays a besoin, sans penser à sa réélection. Dans cette optique, je serais même plutôt favorable à un septennat non renouvelable." 

Xavier Bertrand livre également les premiers éléments de storytelling. Selon lui, l'ancien ministre est, de sa génération, celui qui "a réalisé le plus de réformes" : 

De ma génération, je dois être celui qui a réalisé le plus de réformes (interdiction de fumer dans les lieux publics, service minimum dans les transports, régimes spéciaux de retraites). Je dois dire que cela m'a énormément appris et construit.

Jusqu'à présent, ses potentiels adversaires ne s'expriment pas sur la question. Jean-François Copé et François Fillon considérait jusqu'alors que la priorité était à la campagne interne à l'UMP. De son côté, François Baroinécarte également l'idée, pour le moment, arguant mardi soir sur Canal Plus ne pas porter "en bandoulière l'élection présidentielle". "Je me rase tous les matins mais n'y pense pas", a-t-il poursuivi.

Alain Juppé, lui, avait exprimé sa volonté que le président de l'UMP ne soit pas le candidat du parti pour l'élection de 2017

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