Accusé de négationnisme, Jean-François Jalkh décline le poste de président intérimaire du FN

Publié à 09h04, le 28 avril 2017 , Modifié à 11h20, le 28 avril 2017

Accusé de négationnisme, Jean-François Jalkh décline le poste de président intérimaire du FN
Marine Le Pen et Jean-François Jalkh © Capture BFMTV

Jean-François Jalkh décline. Accusé de négationnisme après avoir mis en doute, en 2000, l'utilisation du gaz Zyklon B par les nazis pour exterminer les juifs durant la Seconde Guerre mondiale, le frontiste a décidé de jeter l'éponge : il refuse le poste de président par intérim du FN qu'il devait prendre après la mise en congés de Marine Le Pen pour cause de second tour de la présidentielle. C'est Louis Aliot, compagnon de Marine Le Pen, qui l'annonce ce vendredi 18 avril sur BFMTV.

Il dit :

 

Il a refusé sa mission. Il considère qu'il n'y a pas la sérénité nécessaire à l'exercice de cet intérim. Il veut se défendre, il va déposer plainte parce qu'il considère qu'on a porté atteinte à son honneur. Et je peux vous dire qu'il conteste fermement et formellement ce qu'on lui reproche.

Et Louis Aliot de préciser qu'il connaît Jean-François Jalkh depuis 25 ans et qu'il ne l'a jamais entendu "se prononcer sur ces sujets-là". "Donc j'ai des doutes sur ce que disent ces étudiants", ajoute le vice-président du FN, jurant qu'il n'a pas tenu ces propos. Un peu plus tard, sur BFMTV, Marine Le Pen parle aussi d'une "diffamation" : 

 

Je crois qu'il a été effectivement extrêmement affecté par la diffamation dont il a été l'objet. Bon, voilà…

Le poste de président par intérim du FN est confié à Steeve Briois, actuel maire FN d'Hénin-Beaumont. "C'est monsieur Briois qui prend la suite de l'intérim et on n'en parle plus", conclut l'élu FN. On n'en parle plus ? Si si, quand même un peu. Ne serait-ce que pour savoir ce qui est reproché à Jean-François Jalkh.

En 2000, lors d'un entretien de thèse avec une doctorante en 2000, le vice-président du FN a évoqué les chambres à gaz. Ses propos ont été retranscrits en 2005 dans la revue de chercheurs de l'Institut universitaire de France Le Temps des savoirs. "Sur l'utilisation d'un gaz par exemple, qu'on appelle le Zyklon B, moi je considère que d'un point de vue technique, il est impossible, je dis bien impossible de l'utiliser dans des [...] exterminations de masse", aurait donc déclaré l'élu FN.

L'intéressé dément avoir tenu de tels propos. Auprès de BuzzFeed, jeudi, Magali Boumaza, la doctorante qui avait interrogé le frontiste dans le cadre de la thèse qu'elle écrivait sur le FN, a confirmé la teneur des propos.

 

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