Affaire Ferrand : "C'est une propagande permanente pour nous", se réjouit Jean-Luc Mélenchon

Publié à 09h46, le 31 mai 2017 , Modifié à 11h05, le 31 mai 2017

Affaire Ferrand : "C'est une propagande permanente pour nous", se réjouit Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon © FRANCOIS LO PRESTI / AFP

C'EST BON ÇA - Jean-Luc Mélenchon ne veut pas que Richard Ferrand s'en aille. De son point de vue, c'est clair : il peut rester, pas de problème, il est même content qu'il soit maintenu au gouvernement. Car cela lui est profitable dans le contexte de campagne pour les élections législatives.

Dans Le Parisien mercredi 31 mai, le leader de la France insoumise se dit "content de voir" le ministre de la Cohésion des territoires "épinglé" et soupçonné de conflit d'intérêts et de mélange des genres. Et ne comptez pas sur lui pour réclamer sa démission, alors que le Premier ministre Édouard Philippe l'a de nouveau confirmé dans ses fonctions et que l'intéressé lui-même a affirmé qu'il ne "se retirerait pas" ce mercredi. Bien au contraire, Jean-Luc Mélenchon s'en frotte les mains :

Je souhaite qu'il reste accroché à son clou jusqu'à la fin de l'élection, parce que c'est une propagande permanente pour nous, pour montrer l'écart qu'il y a entre ces donneurs de leçons et ce qu'ils sont réellement.

 

On a donc trouvé au moins un responsable politique qui se réjouit ouvertement de cette affaire politico-financière. Gageons que d'autres adversaires de La République en marche n'en pensent pas moins, sans le reconnaître aussi frontalement.

Bien loin de s'en réjouir pour sa part, Gérard Collomb ne dit cependant pas autre chose : selon Le canard Enchaîné, le ministre de l'Intérieur s'inquiète des potentiels dégâts causés par l'affaire Ferrand, qu'il compare à un possible remake de la TVA sociale de Jean-Louis Borloo dans l'entre-deux-tours des législatives 2007.



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