Après la BAP, "Hé oh la gauche" et "Du progrès en plus", François Hollande conclut la grosse séquence "défense du quinquennat"

Publié à 13h31, le 03 mai 2016 , Modifié à 13h32, le 03 mai 2016

Après la BAP, "Hé oh la gauche" et "Du progrès en plus", François Hollande conclut la grosse séquence "défense du quinquennat"
François Hollande.

SÉQUENCE COM' - Le sens du timing, la maîtrise de l’agenda... Tout y est. Pile poil le jour où la très critiquée loi El Khomri sur la réforme du code du travail entre en débat à l’Assemblée nationale, ce mardi 3 mai, François Hollande a conclu une grosse séquence de "défense du quinquennat" de la part de la majorité gouvernementale.

Ainsi, après la "Belle alliance populaire" initiée par le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, après le lancement de "Hé oh la gauche" mené par des proches du chef de l’Etat et notamment le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, après la campagne du groupe socialiste à l’Assemblée nationale chapeautée par Bruno Le Roux, autre proche du président, c’était au tour de François Hollande lui-même de faire l’inventaire de ses quatre premières années à l’Elysée.

En clôture de ce colloque intitulé "La gauche et le pouvoir", ce 3 mai, et à un an de l’élection présidentielle de 2017, François Hollande a ainsi livré un inventaire forcément "positif" de son propre quinquennat en forme de premier discours de campagne. Une action qu’il a placée dans la lignée des grands dirigeants socialistes du 20e siècle, comme Léon Blum ou Lionel Jospin.

Égrenant tour à tour toutes les réformes menées par ses Premiers ministres Jean-Marc Ayrault puis Manuel Valls, insistant sur l’état du pays dans lequel la droite l’avait laissé, François Hollande a réfuté toute compromission tant avec la gauche qu’avec son programme, lâchant quelques scuds au passage pour les frondeurs. Exemple ? Il explique avoir combattu "la finance" comme il l’avait promis dans son désormais célèbre discours du Bourget et a défendu, une nouvelle fois, la loi Travail, "un texte de progrès", dit-il, assurant par ailleurs avoir respecté ses promesses de campagne de 2012. Et précisé, avec l'ironie qu'on lui connaît, qu'il lui restait encore un an pour parvenir à respecter l'ensemble de ses engagements.

Un nouvel exercice de "pé-da-go-gie", comme demandé par de nombreux ténors socialistes, pour démontrer, comme l’avait exprimé Julien Dray, que "ça va mieux" même si tout le monde ne s’en rend pas compte . Un discours de campagne. Le premier d’une longue série qui va mener à 2017 ?

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