Avec Bruno Retailleau à sa tête, revoilà le micro-parti de François Fillon pour "refonder" la droite

Publié à 15h55, le 26 octobre 2017 , Modifié à 16h10, le 26 octobre 2017

Avec Bruno Retailleau à sa tête, revoilà le micro-parti de François Fillon pour "refonder" la droite
François Fillon et Bruno Retailleau © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

RETOUR EN FORCE (RÉPUBLICAINE) - Il est l'héritier naturel et incontesté, même si, à l'instar de la plupart des fillonistes, ses liens avec le patron se sont sensiblement distendus depuis la présidentielle. Fidèle jusqu'au bout de cette campagne cauchemardesque, Bruno Retailleau gère depuis lors les affaires courantes de Force républicaine, micro-parti de l'ancien Premier ministre. Adoubé par François Fillon, il s'apprête à en prendre officiellement la tête et entend bien en faire un interlocuteur incontournable dans la période de "refondation" de la droite qui s'annonce.

Et cela passe par une première "convention", organisée le 19 novembre à Paris, autour du thème "Quelle droite pour la France ?". En pleine campagne pour la présidence de Les Républicains donc : l'élection dont Laurent Wauquiez est le favori se tient les 10 et 17 décembre. Passée plutôt inaperçue depuis son annonce, la tenue de cet événement a été soulignée par le journaliste Julien Chabrout jeudi 26 octobre :

Dans le mail d'invitation à l'événement envoyé mercredi soir, on peut également lire : 

Réfléchir et agir, penser et peser à l’intérieur de notre famille politique, inscrire notre action et notre réflexion dans les grandes mutations contemporaines : ce sont les buts assignés à Force Républicaine par François Fillon. Ainsi, comme il l’a souhaité, notre mouvement doit à présent être réorganisé et relancé avec Bruno Retailleau.

Une page dédiée à cette journée de réflexion est bien présente sur le site du micro-parti, mais elle renvoie à un message d'erreur :

Sur CNEWS mercredi soir, le très conservateur Bruno Retailleau himself a par ailleurs détaillé ses ambitions pour Force républicaine et la droite plus largement, disant vouloir profiter des deux années non-électorales qui nous séparent des européennes de 2019 pour travailler sur le fond :

Force républicaine ne sera pas une écurie présidentielle. Les choses doivent être claires. Maintenant, j'ai toujours considéré que la politique, c'était aussi le combat d'idées. Renan disait : 'Ce sont les idées qui mènent le monde'. J'avais proposé, d'ailleurs, à LR de repousser les élections à la présidence pour prendre un temps, une année de réflexion, pour se redéfinir, pour dire devant les Français quel est l'idéal que nous souhaitons incarner, qu'est-ce que nous voulons pour la France, qu'est-ce que nous proposons aux Français. Bon, l'élection va avoir lieu au mois de décembre. Force républicaine sera un cercle de réflexion, de proposition, parce que je pense que la droite a besoin d'une refondation.



[Cela se fera] dans la durée : pendant deux ans, nous n'aurons pas d'élections. C'est une période privilégiée et moi je veux que Force républicaine puisse contribuer à la refondation intellectuelle de notre famille politique.

"Je ne suis pas président" de Force républicaine, a-t-il toutefois précisé dans un sourire, ajoutant : "Je suis pressenti, mais il y a des procédures." Sera-t-il désigné à l'occasion de l'assemblée générale du micro-parti, qui se tiendra le matin de la convention du 19 novembre ?



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