Ca y est, pour l'UMP le FN n'est plus un parti anti-républicain

Publié à 13h34, le 24 avril 2012 , Modifié à 18h07, le 24 avril 2012

Ca y est, pour l'UMP le FN n'est plus un parti anti-républicain
Nicolas Sarkozy au meeting de Longjumeau le 24 avril 2012 (Reuters)

La récupération des électeurs du Front national passe par une normalisation complète du parti de Marine Le Pen. Les membres de l’UMP ont donc franchi une nouvelle étape : fini le parti « anti-républicain ».

Difficile à sortir pour Claude Guéant qui affirmait exactement le contraire deux mois auparavant. Mais le ministre de l'Intérieur fait le job sur RTL ce 24 avril, suivi de près par Nicolas Sarkozy en meeting à Longjumeau.

  1. Les concessions de Claude Guéant

    Sur rtl.fr

    Lors de son meeting à Longjumeau le 24 avril, Nicolas Sarkozy ne louvoie pas. Marine Le Pen a été autorisée à se présenter ? C'est bien la preuve que son parti est républicain :

    A partir du moment où elle est autorisée à se présenter, le vote pour elle n’est pas un vote contre la République. Si la République avait voulu empêcher le vote du FN, il aurait fallu qu’elle dise pourquoi.

    Plus tôt dans la matinée, c'est Claude Guéant qui s'exprimait sur la question. Un vrai effort pour celui qui affirmait encore le 26 février sur Radio J :

    Le Front national n'est pas un parti républicain.

    Mais les résultats du premier tour changent la donne. L'UMP veut à présent tout faire pour ramener dans son giron les électeur frontistes et cela passe par des concessions. Face à Jean-Michel Aphatie ce 24 avril sur RTL, le ministre de l'Intérieur ne peut plus prononcer les mêmes mots.

    Vous avez dit que le FN n'est pas un parti républicain, le répéteriez-vous ce matin ?

    Claude Guéant tente une première dérobade :

    Le Front national est un parti qui apporte de mauvaises réponses à de bonnes questions.

    Le journaliste insiste, deuxième esquive :

    C’est un parti démocratique, mais c’est un parti qui ne s’inscrit pas dans la vision de la France et du monde qui est la mienne

    Aphatie insiste encore mais Claude Guéant n'utilise toujours pas le terme "anti-républicain" :

    Je dis que c’est un parti qui ne correspond pas à ma conception de la République.

    Interrogé par Atlantico le même jour, c'est cette fois-ci Thierry Mariani - ministre des Transports et chef de file de la Droite populaire - qui a plaidé pour une recomposition de la droite décomplexée, avant d'ajouter :

    Je fais partie de ceux qui n’ont jamais prétendu que Marine Le Pen était fasciste, nazie ou je ne sais quoi.

    Je la mets au même niveau que Jean-Luc Mélenchon : elle a dit un nombre d’énormités invraisemblables dans la campagne, mais rien d’anti-démocratique ou anti-républicain.

Du rab sur le Lab

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