Cécile Duflot, bienveillante envers les Guignols, déplore la malhonnêteté du Petit Journal

Publié à 11h32, le 02 novembre 2012 , Modifié à 12h33, le 02 novembre 2012

Cécile Duflot, bienveillante envers les Guignols, déplore la malhonnêteté du Petit Journal
Cécile Duflot à Arrêt sur images. (Capture d'écran)

MARIONNETTE – Si Cécile Duflot admet avoir un rapport compliqué avec sa marionnette des Guignols, qui font selon elle partie "des contrepouvoirs", la ministre du Logement est beaucoup plus critique à l’égard du Petit Journal de Canal .

 

  1. Cécile Duflot écrit à Yann Barthès… et attend toujours une réponse

    Invitée de l'émission d'@rrêt sur images [lien payant] le 31 octobre, Cécile Duflot revient, outre son utilisation de Twitter, sur sa marionnette des Guignols ainsi que sur les caricatures d’elle émanant du Petit Journal de Yann Barthès sur Canal .

    Deux programmes sur lesquels elle ne porte pas le même regard, jugeant l’un sain et l’autre malhonnête :

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    Les Guignols, c’est un exercice à part entière

    L’impertinence existe de tous temps. 

    C’est très sain. Ca fait partie des contrepouvoirs, des soupapes de la société. […]

    Dans le Petit Journal, on utilise la personne qui existe et ce qu’elle fait pour en faire une marionnette. Parfois, on touche à la limite de la malhonnêteté.

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    La ministre du Logement, caricaturée en adolescente rebelle et énervante dans les Guignols, consent avoir un rapport logiquement compliqué avec sa marionnette. 

    Interrogée sur le sujet alors qu’on lui présente des bouts de sketchs remettant en cause sa compétence sur la loi, retoquée par le Conseil constitutionnel, sur le logement social, la ministre écolo s’explique :

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    Le personnage, pleins de gens m’en parlent, est très drôle. Donc je vais essayer de trouver ça drôle.

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    Et d’ajouter :

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    Evidemment, si je le prends au sérieux, quand je sais tout le travail qu’il y a eu sur cette loi, et ce n’était pas deux heures, ce n’était effectivement pas un moment très agréable.

    Il faut arriver à prendre beaucoup de recul sur soi pour trouver ça vraiment drôle.

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    Inévitablement, face à sa caricature, on se pose des questions. Cécile Duflot l’assume, et se rassure :

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    On peut toujours être inquiet et se dire : "est-ce que les gens vont vraiment penser que je suis comme ça ?"

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    Et là est, selon elle, la grande différence avec le Petit Journal de Yann Barthès puisque dans les Guignols, "personne ne va imaginer que la marionnette est vraie" alors que dans le Petit Journal, "on est amené à jouer, parfois, le rôle d’une marionnette" :

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    Et ça, c’est très problématique. (…)

    Il faut faire attention à ne pas utiliser la réalité comme un instrument pour rigoler.

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    Pour appuyer sa démonstration, Cécile Duflot revient sur un voyage effectué à Copenhague. Alors qu’elle avait pris le train à l’aller, elle n’a jamais caché son retour en avion, "parfaitement assumé et même publié dans un journal".

    Un épisode qui a donné lieu à une polémique avec le Petit Journal. La ministre développe :

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    Ils avaient une caméra cachée à la gare pour découvrir qu’il n’y avait pas d’horaires me permettant de faire le 13 heures de France 2 le dimanche en partant le samedi soir. Il n’y avait pas besoin de faire une caméra cachée.

    C’était vraiment malhonnête et pour le coup, ça m’a fait du mal.

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    Suite à ce sujet, Cécile Duflot révèle avoir écrit à Yann Barthès, qui ne lui a "jamais répondu", et avoir eu "une explication très houleuse avec le journaliste qui avait fait ça" :

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    Il était un peu embarrassé. Il pouvait.

    Ca contribue à me faire du mal, et ça, je n’ai pas du tout apprécié.

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    > Emission intégrale à retrouver ici avec un abonnement @rrêt sur image

    > A lire également sur le Lab :Les leçons de l’affaire "chili con carne" par Cécile Duflot

     

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