Cécile Duflot souligne que la position de Barack Obama sur la dépénalisation du cannabis est la même que la sienne en 2012

Publié à 09h22, le 20 janvier 2014 , Modifié à 09h28, le 20 janvier 2014

Cécile Duflot souligne que la position de Barack Obama sur la dépénalisation du cannabis est la même que la sienne en 2012
(Maxppp)

C'EST OBAMA QUI LE DIT - Ce 20 janvier, Cécile Duflot a diffusé sur Twitter, avec une certaine malice, la position de Barack Obama sur la dépénalisation du cannabis. Avec le hashtag "#juin2012souvenir".

Le président américain a en effet déclaré que fumer du cannabis n'était pas "plus dangereux que l'alcool" tout en jugeant que c'était "une mauvaise idée, une perte de temps et pas très sain". Il a également salué la décision récente du Colorado et de l'Etat de Washington de légaliser la marijuana, soulignant les inégalités de traitement des fumeurs de cannabis devant la loi.

Une position qui fait écho à celle d'Europe écologie-Les Verts en France et qui rappelle à Cécile Duflot le tollé qu'elle avait suscité sur le sujet une vingtaine de jours après son arrivée au gouvernement.

Le 5 juin 2012, la toute nouvelle ministre plaidait en effet pour la dépénalisation de cette drogue douce en tant que secrétaire nationale de son parti :

Je sais que ce n’est pas la position du gouvernement mais là, je suis la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts.(...)

L’objectif est double: faire baisser le trafic et la violence et avoir une politique de santé publique. Il faut considérer que le cannabis, c’est comme l’alcool et le tabac, même régime.

Une sortie qui avait indigné l'UMP et fait beaucoup de bruit médiatique. Celui qui n'était pas encore président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, avait évoqué une "erreur de jeunesse gouvernementale". Maintenue au gouvernement, Cécile Duflot en était sortie renforcée.

Et la ministre n'a pas été la seule au gouvernement à créer la polémique sur ce sujet. Quelques mois plus tard, en octobre 2012, Vincent Peillon, ministre de l'Education, estimait que la question de la dépénalisation du cannabis "se posait sérieusement".

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