Ces cinq députés UDI "frondeurs" qui ne voteront pas la motion de censure contre le gouvernement

Publié à 06h52, le 18 juin 2015 , Modifié à 06h52, le 18 juin 2015

Ces cinq députés UDI "frondeurs" qui ne voteront pas la motion de censure contre le gouvernement
Fromantin, ce rebelle de l'UDI. © FRANCOIS GUILLOT / AFP

FRONDE - Deux de chute. La motion de censure portée conjointement par les députés Les Républicains et UDI pour contrer le recours au 49-3 sur la loi Macron, qui doit être débattue puis votée ce jeudi 18 juin à l’Assemblée, ne va pas remplir l’hémicycle. Loin de là. 18 juin, et jeudi, oblige. Et en plus certains dans le camp de l’opposition ont bien l’intention de ne pas la voter. Ils seront néanmoins moins nombreux à ne pas la voter que lors de la première utilisation du 49-3, en février.

Ainsi, cinq députés UDI ont signé un communiqué pour annoncer leur intention de ne pas ajouter leurs voix à celles de LR et aux autres de leur parti pour censurer Manuel Valls et son gouvernement. Soit deux de moins qu’en février quand sept députés UDI n’avaient pas voté la censure.

Aux côtés de Jean-Christophe Fromantin, qui dénonce dans cette censure "un artifice politicien", les députés Thierry Benoit, Michel Piron, Marina Sage et Jean-Paul Tuaiva. Même situation, même arguments. Leur justification pour ne pas voter la censure est donc la même qu’en février. Dans ce communiqué publié sur le site du maire de Neuilly, qui avait appelé les députés de l'opposition à voter la loi Macron avant l'utilisation du 49-3, ces rebelles de l’opposition écrivent :

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Dans la même ligne que celle que nous avions adoptée à l’issue de la première lecture, nous ne participerons pas au vote de la motion de censure demain.

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Et d’ajouter :

 

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Nous ne souhaitons pas participer à un exercice qui sonne faux et nous ne prendrons pas part au vote de demain. Pourquoi ? Parce que nous ne pouvons pas voter ʺcontreʺ cette motion de censure étant clairement opposée à un Gouvernement qui refuse les réformes de structures dont la France a besoin ; car nous ne pouvons pas non plus voter ʺpourʺ – avec les communistes – car certaines dispositions de la loi Macron en faveur des entreprises vont dans le sens que nous souhaitons ; par conséquent nous ne prendrons donc pas part à un vote qui, écartant le débat d’idées, ne permet que d’opposer les camps.

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