Le député UDI Jean-Christophe Fromantin appelle les députés de l’opposition à voter la loi Macron

Publié à 08h38, le 15 juin 2015 , Modifié à 08h38, le 15 juin 2015

Le député UDI Jean-Christophe Fromantin appelle les députés de l’opposition à voter la loi Macron
© FRANCOIS GUILLOT / AFP

TOUS ENSEMBLE TOUS ENSEMBLE… - Qui a dit que la politique française était caricaturale ? Que dans l’opposition, on s’oppose officiellement sur tout et dans la majorité – frondeurs exceptés – on adoube toute la politique de l’exécutif ? Le député UDI Jean-Christophe Fromantin veut rompre, du moins sur la loi Macron, avec cette dualité schématique française.

Ainsi, fidèle à sa position sur la première lecture du texte porté par Emmanuel Macron sur la croissance, celui qui n’avait pas voté la censure contre le gouvernement en février 2015 compte bien voter pour ce texte. Et appelle, dans une interview aux Echos ce lundi 15 juin, les députés de l’opposition à faire comme lui. Il dit :

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Ma position reste la même qu'à l'issue de la première lecture : c'est une bonne loi. Son titre est certes trompeur, car ce n'est pas grâce à elle que la France renouera avec une croissance solide. Mais elle multiplie les avancées en direction des entreprises en simplifiant toute une série de procédures. Si la loi Macron reste dans cet esprit après les amendements, je la voterai. Et j'appelle l'ensemble des députés de l'opposition à faire de même.

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"Il faut sortir du jeu de rôle et se mettre véritablement à la place de ceux que nous sommes censés défendre", ajoute-t-il pour justifier ce positionnement en faveur d’un texte gouvernemental qui divise tant dans la majorité socialiste que dans l’opposition.

Le maire de Neuilly ne comprendrait pas que les députés de l’ex-UMP devenue Les Républicains s’opposent une nouvelle fois à cette réforme. "Une très grande partie des dispositions de cette loi aurait pu faire l'objet d'un texte proposé par l'opposition, qui est la majorité d'hier", affirme-t-il sans se soucier de se faire des amis dans les deux camps.

Surtout, il risque de ne pas avoir le loisir d’apporter son suffrage au gouvernement, comme Hervé Mariton, Frédéric Lefevbre ou Thierry Mariani voulaient aussi le faire ne première lecture.

Car Manuel Valls est bel et bien sur le point d’engager, mardi ou mercredi, le passage en force sur cette loi Macron, prêt à dégainer une nouvelle fois le 49-3. Ce qui éviterait tout vote. Et donc toute fronde dans la majorité comme tout soutien de l’opposition. "Ce serait contre-productif et finalement très commode pour les deux camps", reconnaît le député UDI. Qui développe :

 

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Cela encourage justement les positions politiques puisque cela permet à la gauche d'éluder le débat et à la droite de ne pas prendre ses responsabilités.

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