Christian Paul raille l’échec de l’appel de Jean-Christophe Cambadélis à se positionner pour ou contre François Hollande

Publié à 09h54, le 14 mars 2016 , Modifié à 10h01, le 14 mars 2016

Christian Paul raille l’échec de l’appel de Jean-Christophe Cambadélis à se positionner pour ou contre François Hollande
Christian Paul. © Capture d'écran LCI

Après un énième appel à l’unité, Jean-Christophe Cambadélis, friand de l’exercice, a de nouveau lancé un appel aux socialistes, le vendredi 11 mars. A savoir qu’ils se positionnent pour ou contre François Hollande pour 2017. Tout simplement.

Trois jours plus tard, cet appel semble avoir fait pschitt. "Cet appel n’a pas mobilisé", s’est pratiquement réjoui ce lundi 14 mars sur LCI l’un des leaders des frondeurs, Christian Paul. Et le député de la Nièvre de poursuivre :

"

Il (cet appel, ndlr) est à contretemps. Nous sommes en train de préparer des primaires. Ça n’est pas la question du jour et parce qu’il n’y a pas de candidat naturel ou automatique au sein de la gauche.

"

"Cet appel intervient à un moment étrange, alors que le processus de discussion avec l’ensemble des organisations de gauche avance", s’était-il déjà étonné à L’Opinion qui décrypte la stratégie à "double sens" du patron du PS.

Mais force est de constater qu’aussi bien dans les médias que sur Twitter, où a été lancé le hashtag #AppelCamba, peu de socialistes se sont exprimés pour auréoler le chef de l’Etat du statut de "candidat naturel" de la gauche pour la prochaine échéance présidentielle. Seuls quelques élus *très* légitimistes ont suivi l’appel du grand chef de la rue de Solférino.

Ainsi retrouve-t-on au milieu de beaucoup de lol et de trolling, quelques bons élèves pour clamer que "mon candidat, c’est Hollande". Parmi eux figurent Razzy Hammadi, Eduardo Rihan-Cypel, Corinne Narassiguin ou Christine Revault-d’Allonnes qui, sans leur faire injure, ne sont pas des ténors du PS. Mais aussi le patron des députés PS Bruno Le Roux ou le secrétaire d'Etat proche de Manuel Valls, Jean-Marie Le Guen.

Ces deux derniers "appels" de Jean-Christophe Cambadélis sont la rampe de lancement de la grande "alliance populaire" que veut lancer le Premier secrétaire du PS pour "dépasser" le cadre du parti et réunir une gauche profondément divisée par la déchéance de nationalité et la réforme en cours du code du travail. Une "alliance" que "Camba" lancera, avec deux mois de retard, le 14 avril, selon France Info.

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