Éric Woerth défend le principe du référendum (mais uniquement quand ça l'arrange)

Publié à 18h25, le 27 juin 2015 , Modifié à 18h44, le 27 juin 2015

Éric Woerth défend le principe du référendum (mais uniquement quand ça l'arrange)
Éric Woerth © Montage via AFP

L'initiative d'Alexis Tsipras de recourir au référendum sur le plan d'aide accordé à la Grèce a franchement fait plaisir au Front national. Le parti de Marine Le Pen, toujours prompt à vilipender l'Europe, y a vu "une belle leçon de démocratie à la caste européiste". Mais tout le monde ne partage pas cette vision. À commencer par Éric Woerth.

Samedi 27 juin, le délégué général au projet de Les Républicains a critiqué l'initiative du Premier ministre grec. Sur Twitter, il a écrit :

"

Sidérant comportement de M. Tsipras ! C'est plus dur de gouverner que d'être populiste…

 

"

Éric Woerth n'admet pas le recours au référendum voulu par Alexis Tsipras. Cette arme est pourtant régulièrement brandie par son propre camp. En octobre dernier, lors de la campagne pour la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy avait ainsi expliqué qu'en 2017, si la droite gagnait la présidentielle, il faudra consulter les Français sur : la fusion des conseils régionaux et généraux, la mise en place de contreparties obligatoires aux prestations sociales et la baisse du nombre de parlementaires.

Même Éric Woerth, d'habitude, aime bien les référendums.

Comme l'a repéré l'internaute @SalomeRainbow, en janvier 2013, sur RTL, l'élu UMP avait largement défendu ce principe de demander son avis au peuple. En plein débat sur le mariage pour tous, le député UMP voulait que le gouvernement français suive ce procédé. Il disait :

"

Appeler au peuple, appeler au référendum n'est jamais une erreur.

 

"

À l'époque, Éric Woerth avait même cosigné comme d'autres élus un appel pour l'organisation d'un référendum sur le mariage pour tous. Mais cela ne vaut pas, semble-t-il, pour le plan d'aide à la Grèce.

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