Attentat en Isère : Manuel Valls répond aux attaques du "bloc réactionnaire" de l'opposition

Publié à 11h39, le 28 juin 2015 , Modifié à 15h54, le 28 juin 2015

Attentat en Isère : Manuel Valls répond aux attaques du "bloc réactionnaire" de l'opposition
Montage le Lab via capture d'écran iTélé

#JDCJDR - L'attentat en Isère du vendredi 26 juin avait déclenché une vague de réactions de la part du Front national et du parti les Républicains. Entre critiques immédiates du gouvernement et réaffirmation de la présence d'une "cinquième colonne", les attaques de l'opposition étaient ciblées. 

Invité du Grand Rendez-Vous Europe 1/ Le Monde / iTélé le 28 juin, Manuel Valls s'est efforcé de répondre de manière brève à ces attaques.

Répétant à plusieurs reprises ne vouloir "succomber à aucune polémique", il a cependant répondu en premier lieu à Marine Le Pen qui avait proposé dans la foulée de l'attaque d'expulser "l’ensemble des étrangers suspectés de fondamentalisme islamiste". Évoquant le bilan du gouvernement, il a listé les mesures prises avant d'attaquer les positions de Marine Le Pen sur celles-ci. Il dit :

"

Nous avons fait voter deux lois antiterroristes avec des mesures concrètes et efficaces. Je veux les rappeler à mes compatriotes : juger en France des crimes commis par des Français à l'étranger, interdiction administrative de sortie du territoire, création du délit d’entreprise individuelle terroriste, blocage des sites internet faisant l'apologie du terrorisme, loi renseignement qui vient d'être votée par le Parlement et qui, aujourd’hui, est transférée au Conseil constitutionnel.



Sur tous ces sujets, je le dis en passant : Marine Le Pen s'est en permanence opposée.

"

Puis, relancé sur le terme de "cinquième colonne" utilisé par Christian Estrosi, le Premier ministre s'est contenté d'une phrase :

"

Faisons attention aux mots.

"

A la fin de l'émission, Manuel Valls est revenu sur ce qu'il qualifie de "bloc réactionnaire" dans le paysage politique français. Interrogé sur sa phrase évoquant l'islam comme un "enjeu électoral" de la campagne pour 2017, il a accusé ses opposants d'instrumentaliser ce thème. Il déclare :

"

Certains veulent exploiter cette question électorale. L'extrême droite, le populisme, ce que j’appellerais d'ailleurs le "bloc réactionnaire". L'extrême droite et une partie de la droite qui enfourchent sur les mêmes thèmes. [...] Certains veulent en faire un enjeu.

"

Considérant que les élections de 2017 "se joueront sur l'avenir", Manuel Valls a terminé son intervention en affirmant qu'il y a des "forces majoritaires qui veulent faire vivre ces valeurs" de vivre ensemble. 

[EDIT 15h34]

Après les propos de Manuel Valls, Gérald Darmanin, député LR, s'est fendu d'un communiqué pour réagir à l'expression "bloc réactionnaire". Il écrit :

 

"

Fidèle à la vieille tradition mitterrandienne, Manuel Valls utilise les recettes éculées des socialistes pour amalgamer les Républicains avec l'extrême-droite au sein d'un "bloc réactionnaire" dont les contours sont dessinés par le Premier ministre lui seul... Alors que les socialistes n'ont à la bouche que le mot "pas d'amalgame", le Premier ministre cède par facilité intellectuelle à la petite polémique politicienne décidément pas à la hauteur des enjeux d'aujourd'hui face au terrorisme.

"

Invitant les socialistes à "se reprendre", il termine son texte en demandant au gouvernement de "cesser d’instrumentaliser les événements dramatiques" que la France connaît.

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