Départementales : un candidat FN du Pas-de-Calais propose de présenter son programme… après le second tour

Publié à 21h41, le 27 mars 2015 , Modifié à 22h38, le 27 mars 2015

Départementales : un candidat FN du Pas-de-Calais propose de présenter son programme… après le second tour
Une affiche de campagne du Front national © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

L’univers politique peut être divisé en deux familles : ceux qui présentent un programme pour être élu et ceux qui préfèrent faire l’inverse. Didier Delelis est de cette dernière catégorie.

Ce candidat FN sur le canton de Douvrin, près de Lens (Pas-de-Calais), a été interrogé par La Voix du Nord sur les mesures prioritaires qu’il entend mettre en œuvre s’il l’emporte avec sa colistière au second tour des départementales dimanche 29 mars.

Second degré provocateur ? Mauvaise volonté vis-à-vis d’un journal que les élus frontistes du Nord accusent souvent de partialité à leur égard ? Toujours est-il que Didier Delelis a répondu ceci, selon un article du quotidien régional mis en ligne ce vendredi 26 mars :

Je dévoilerai mon programme dimanche soir après le deuxième tour si je suis élu !

"Donc, les électeurs doivent voter pour vous sans savoir quel est votre programme ?", s’est alors interrogé logiquement le journaliste de La Voix du Nord au bout du fil. Un détail, manifestement, pour Didier Delelis :

Ecoutez, mes électeurs me seront fidèles, je ne me fais pas de souci, quand je les vois sur le terrain, ça se passe très bien.

De quoi donner du grain à moudre aux rivaux PS ou UMP du Front national, qui reprochent régulièrement aux candidats frontistes de ne faire campagne que sur leur étiquette.

[BONUS TRACK] Bien essayé

Devant l’insistance de son interlocuteur, Didier Delelis a quand même concédé qu’il évoquait souvent avec ses électeurs le cas du collège de Douvrin. Le journaliste lui a alors fait remarquer que le projet de reconstruction de cet établissement étant déjà engagé, il n'y avait pas vraiment là matière à débat politique. Didier Delelis, visiblement embarrassé, a préféré conclure :

 

Euh… Écoutez, mes projets pour le canton, ça ne vous regarde pas. C’est mon problème. Arrêtez d’insister !

Du rab sur le Lab

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