Des élus veulent interdire une vente aux enchères d'une tenue de prisonnier d’un camp de concentration

Publié à 17h16, le 04 avril 2013 , Modifié à 18h13, le 04 avril 2013

Des élus veulent interdire une vente aux enchères d'une tenue de prisonnier d’un camp de concentration

C'est une vente aux enchères qui ne passe pas. L'hôtel Drouot propose mardi 9 avril une vente intitulée "collection d'affiches historiques et politiques". Parmi les objets proposés, des affiches à la gloire du maréchal Pétain ou une tenue de prisonnier d’un camp de concentration.

La mise en vente d'un objet que le président du groupe PCF au Conseil de Paris, Ian Brossat, souhaite interdire. L'élu parisien met en cause les commissaires-priseurs de Delorme & Collin qu'il accuse de "marchandisation de la mémoire" : 

Proposer ainsi aux enchères – cachée au milieu d’affiches – une tenue de prisonnier d’un camp de concentration est un acte de banalisation intolérable pour la mémoire. En tant qu’élus de Paris, nous demandons à la direction de Drouot le retrait de cette mise en vente.

De fait, page 194 du catalogue, comme indiqué par les élus communistes dans leur communiqué, les commissaires proposent une tenue de prisonnier en camp de concentration, estimée entre 400 et 600 euros. Précisant : 

Tenue rayée de prisonnier politique détenu dans un camp allemand. Veste en lainage mélangé, façonné rayé de gris et bleu nattier. Numéros matricules et triangles rouges cousus. Bon état de conservation.

>> Mise à jour, 18h00 : 

L'article a été retiré de la vente, selon les informations du site du journal Métro.  La maison de commissaire-priseurs Delorme & Collin a indiqué "retirer la tenue de la vente, en raison de la polémique suscitée". "La tenue appartient au fils du prisonnier. Elle va lui être rendue."

Parmi les autres lots, de très nombreuses affiches, notamment à la gloire du maréchal Pétain. 

Du rab sur le Lab

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