Dévalorisation des études, réduction des mandats et paternalisme : Florence Portelli en a "sa claque" du sexisme de la campagne pour la présidence de LR

Publié à 08h54, le 28 novembre 2017 , Modifié à 09h23, le 28 novembre 2017

Dévalorisation des études, réduction des mandats et paternalisme : Florence Portelli en a "sa claque" du sexisme de la  campagne pour la présidence de LR
© Capture d'écran France inter

"Femme de", "fille de", "nièce de", Florence Portelli est candidate à la présidence de son parti Les Républicains. En campagne depuis plusieurs semaines, elle en a "sa claque" d’être présentée différemment des deux autres candidats : Laurent Wauquiez et Maël de Calan. Une tentative de délégitimation typiquement machiste. Au micro de France inter, elle explique ce 28 novembre, à propos du discours -qu’elle reconnait très bon d’Emmanuel Macron sur la lutte contre les violences faites aux femmes- que ses propositions sont souvent moins reprises que celles des autres. Elle analyse :

 

J’ai quand même été la première  à faire la proposition d’un site pour que les victimes de harcèlement, celles qui n’osent pas porter plainte, le puissent. Un site institutionnalisé pour pouvoir s’exprimer. J’étais la première à proposer, c’était il y a un mois, j’avais fait un communiqué qui a été très peu repris. Quand je fais des propositions, quand ça vient de moi, c’est marrant, c’est moins repris que par d’autres.

Elle est ensuite interrogée sur la façon dont elle est présentée. Et notamment que soient régulièrement mentionnés son père, mari ou oncle, ce qui n’est pas le cas pour les autres candidats. Elle s’en agace :

 

Il y a deux choses qui m’ont beaucoup choquée : déjà réduire mon identité à cela est absolument sexiste et incroyable. D’ailleurs souvent aussi quand on me présente, mes mandats réduisent. Et mes diplômes, comme je n’ai pas fait l’ENA, on oublie que j’ai fait une fac de droit. Au bout d‘un moment, je commence à être habituée... Même pour les gens que j’aime, c’est extrêmement réducteur. Mon compagnon n’est pas que mon compagnon, c’est un très grand musicien. Mon père n’est pas qu’un ex-sénateur, c’est un très grand professeur de droit. Mon oncle n’est pas qu’un haut magistrat anti- sarkozyste, c’était un des plus grands juges d’instruction de sa génération. Je trouve que c’est réducteur pour les gens que j’aime et j’en ai vraiment ma claque.    

Un ras-le-bol partagé par la députée LREM ( ex-LR)... Aurore Bergé :   

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